| | Articles » Finance | | Le taux d’endettement extérieur ramené à 26,1 % du PIB |
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Auteur : Publier le : March 17, 2005
La politique de gestion active de la dette extérieure continue de porter ses fruits. Selon M. Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, “la gestion active de la dette a permis de réduire le stock de la dette du trésor de 1,2 milliard de dollars et une économie au titre des charges en intérêts de 100 millions de dollars en moyenne par an sur les 4 dernières années”. Pour 2004, cette gestion active a concerné un montant global de 182,5 millions de dollars répartis entre annulation pure et simple de dettes, conversion de dettes en investissements publics ou privés et gestion des risques pour minimiser l’impact des fluctuations de change et de taux d’intérêt sur le stock et le service de la dette. Les établissements publics également, avec l’appui du Trésor, ont également poursuivi le traitement de leur dette onéreuse. A ce titre, ils ont procédé au remboursement par anticipation d’une dette d’un montant global de 3 milliards de dirhams. Conséquence, la dette extérieure du Royaume poursuit sa tendance baissière à un rythme de plus en plus soutenu. A fin décembre 2004, le stock de la dette a signé une baisse de 9 % pour ressortir à 115 milliards de dirhams (14 milliards de dollars) sous les effets conjugués des flux nets négatifs d’endettement extérieur et de la dépréciation du dollar américain. Les charges de la dette extérieure –amortissement et intérêt- ont atteint 22,9 milliards de dirhams, en baisse de 8,9 milliards par rapport à l’année précédente. Il faut dire que l’année 2003 a été exceptionnelle en matière de remboursement. Cette baisse est le fait essentiellement des remboursements en principal qui se sont élevés à 17,4 milliards de dirhams contre 24,4 milliards une année auparavant. Il faut dire que 2003 a été exceptionnelle du fait d’un remboursement du crédit syndiqué de 200 millions de dollars contracté en 1998 et du remboursement par anticipation d’un montant de 417 millions de dollars au titre de la dette onéreuse. Concernant les charges en intérêts réglées, on note leur baisse au cours de ces dernières années descendant de 9,2 milliards de dirhams en 2000 à seulement 4,5 milliards en 2004 sous l’effet conjugué de la réduction du stock de la dette, des opérations de conversion et de refinancement des dettes onéreuses et, enfin, de la baisse des taux d’intérêt sur le marché financier international. 8,1 milliards empruntés Concernant les tirages sur l’emprunt extérieur, ils ont porté sur un montant de 8,1 milliards de dirhams contre 13,5 milliards en 2003. Les fonds mobilisés en 2004 ont servi au financement de projets d’investissement publics (68 % du montant) et à l’appui aux réformes structurelles (32%). Par débiteur, le Trésor reste le principal emprunteur avec 70,5 milliards de dirhams, soit 61,2 % du total de la dette extérieure publique. Quant à la dette extérieure détenue par les établissement publics et garantie par l’Etat, elle s’élève à 44,7 milliards de dirhams, soit 39 % de la dette extérieure globale. Les principaux établissements débiteurs sont l’ONE (12 milliards de dirhams), la société des Autoroutes du Maroc (5,8 milliards de dirhams), la Royale Air Maroc (4 milliards de dirhams), l’ONEP (3,5 milliards de dirhams), les ORMVAs (3,5 milliards de dirhams) et le Groupe OCP (3 milliards de dirhams). Par créancier, les institutions internationales de développement sont les premiers prêteurs du Royaume avec un encours de 49 milliards de dirhams (42 %), devant les créanciers bilatéraux avec 47 milliards de dirhams (41 %) et les banques commerciales avec 19 milliards de dirhams (17 %). Pour ce qui concerne la composition de la dette par devise, on note un renforcement du l’euro durant l’année 2004 d’environ 4 points pour atteindre 60 % de l’encours total de la dette loin devant le dollar américain ramené à 22% du stock. Par nature d’intérêt, la composition de la dette fait ressortir la prédominance de la dette libellée à taux d’intérêt fixe qui représente 67 % de l’encours global. Les taux flottants et les semi-fixes ne représentant respectivement que 24 % et 9 %. Conséquence de la baisse de la dette, les principaux indicateurs d’endettement du Royaume se sont sensiblement améliorés. Le taux d’endettement extérieur a baissé de 4 points pour s’établir à 26,1 % du PIB et le taux par rapport aux recettes courantes de la balance des paiements a été ramené à 61% contre 70% à fin 2003. MD
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