C’est au siège de BMCE Bank et en présence de M. Othman Benjelloun, PDG de BMCE Bank et de M. Jonathan Alan, représentant de la Section Économique de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique que M. Mark Heesen, Président de la NVCA, et M. Mehdi Tahiri, Secrétaire Général de l’AMIC, ont signé un accord de coopération entre les deux associations. Intervenant lors de cette signature, M. Othman Benjelloun, a laissé entendre que pour BMCE Bank, “il était important de capitaliser sur le succès du Forum de la Sillicon Valley que nous avions co-organisé, en décembre dernier, et co-présidé par 3 leaders mondiaux dans le domaine de la technologie”, avant d’ajouter que “le capital-risque a joué, très clairement, un rôle clé dans le financement de l’innovation à travers le monde. Le Maroc et sa région offrent un gisement de ressources jeunes et hautement qualifiées qui n’a pas été encore tout à fait exploré”. Ainsi, cet accord de coopération permettra de donner une nouvelle impulsion aux entreprises marocaines de capital-risque. Ces dernières pourront désormais bénéficier de l’expertise des grands fonds de capital-risque américains. Selon M. Heesen, Président de la NVCA et dirigeant de The American Entrepreneurs for Economic Growth, le réseau le plus large aux Etats-Unis avec plus de 14 000 sociétés émergentes et de croissance, organisation affiliée à la NVCA, “la convention signée entre la NVCA et l’AMIC permettra aux entreprises marocaines d’accéder aux meilleures pratiques des plus importants fonds internationaux, de bénéficier des formations de capitaux-risqueurs et de participer aux conférences et ateliers organisés par la NVCA qui constituent des opportunités de contacts et d’échanges entre capitaux-risqueurs”. Concernant la formation, “la NVCA offre des séminaires d’une semaine au Venture Capital Institute (en Georgie) au profit des capitaux-risqueurs qui bénéficient d’une expérience de 5 ans dans le métier”, a souligné M. Heesen. Ces formations sont sanctionnées par l’octroi de certifications professionnelles. Par ailleurs, les entreprises marocaines pourront également tirer profit de l’expérience américaine dans le cadre de leur relation avec les autorités visant à mettre en place un cadre juridique et règlementaire et/ou de négocier d’incitations fiscales à même de stimuler le développement du secteur. Pour M. Heesen, le développement du capital-risque est un processus évolutif et il faut des initiateurs pour le stimuler et permettre l’émergence d’entreprises émergentes et de croissance forte comme ce fut le cas pour des firmes leaders actuellement comme Microsoft, Cisco.., qui ont bien tiré profit du financement du capital-risque.
Enfin, rappelons que le premier fonds de capital-risque a été lancé au Maroc en 1990 et le secteur n’a pris réellement son envol qu’à la fin de la décennie 1990. Source de financement de haut bilan des PME et de financement complémentaire pour les entreprises à fort potentiel de rentabilité, le secteur compte aujourd’hui une quinzaine d’acteurs et les montants levés par ceux-ci ont atteint 1198MDH en 2002.
Moussa Diop