| | Articles » Finance | | Le CPM table sur 2,15 Mrd Dhs de bénéfices en 2007 ! |
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La réunion du Comité Groupe du CPM a été l’occasion pour le management du Groupe de présenter la situation du Groupe au terme de l’exercice 2004 et ses perspectives pour 2005-2007. Une initiative à saluer en matière d’informations financières tant les données distillées à l’assistance et concernant aussi bien les réalisations de l’année 2004 que les perspectives du plan 2005-2007 sont d’une grande importance. Au niveau des dépôts, les encours se sont établis à 88,35 milliards de dirhams en hausse de 8,2 %, représentant une part de marché de 30,15 %. Cette progression est le fait aussi bien des dépôts locaux (10,1 % à 40,82 milliards de dirhams) que des dépôts des MRE (6,7 % à 47,53 milliards de dirhams). Le maillage du territoire avec quelque 485 agences et la présence dans les régions à forte concentration de MRE expliquent en grande partie le rôle de premier plan que joue le Groupe en matière de collecte d’épargne nécessaire au financement de l’économie. Les transferts des MRE ayant transité au niveau du Groupe ont atteint 12,44 milliards de dirhams, en hausse de 9,8 %, pour une part de marché de 36,33 %. Au niveau des crédits à l’économie, l’encours a progressé de 12,9 % à 44,20 %, représentant une part de marché de 22,92 %. Les crédits à l’économie ont fortement profité aux particuliers qui se sont accaparés de 39,5% de l’encours. Au niveau des créances en souffrance, elles se sont établies à plus de 6,52 milliards de dirhams, en hausse de 344MDH par rapport à la situation de fin 2003. Le taux de créance en souffrance a baissé passant de 15,76 % en 2003 à 14,74 % à fin décembre 2004. La politique de recouvrement et celle d’une plus grande maîtrise des risques en matière de distribution des crédits expliquent cette baisse. Pour faire face aux créances en souffrance et aux exigences de Bank Al-Maghrib en matière de provisionnement, les provisions du Groupe se sont établies à 4,43 milliards de dirhams, correspondant à un taux de couverture des créances en souffrance de 68 %. Concernant le produit net bancaire, il a progressé de 14,3% à 5 219,30 milliards de dirhams. Les fonds propres du Groupe ont atteint 7,65 milliards de dirhams. Concernant les ratios coefficient minimum de liquidité et coefficient minimum de solvabilité, ils se sont établis, à fin décembre 2004, respectivement à 151,1% (pour une limite réglementaire de 100%) et 21,4 % (pour un minimum exigé de 8%). Quant au résultat net du Groupe, pour la première fois, il dépasserait le milliard de dirhams. Une performance qui est à mettre à l’actif de toutes les filiales du Groupe, excepté Moussahama (du fait de l’arnaque dont ont fait l’objet certaines sociétés du secteur du capital risque marocain avec l’affaire Gespac). Concernant les perspectives du plan moyen terme 2005-2007, le CPM table sur une hausse annuelle moyenne des ressources et des crédits à l’économie respectivement de 9,3 % et 12,9 %. Cela passera par l’augmentation du portefeuille clientèle du Groupe qui devrait atteindre 2 956 757 en 2007 et compter environ 576 000 sociétaires. Au terme de ce plan, le coefficient d’exploitation et le ratio de rentabilité financière des fonds propres devraient s’établir respectivement à 44,9 %et 12,9 %. Quant au résultat net, il devrait doubler au terme de ce plan et atteindre 2,15 milliards de dirhams. Pour atteindre ces objectifs, le plan prévoit un budget d’investissement d’un montant de 1,62 milliard de dirhams. L’informatique et l’élargissement du réseau du Groupe figurent parmi les priorités du Groupe. Dans tous les cas, ces progressions se feront dans le cadre d’une politique de maîtrise des risques ont insisté les managers du Groupe. Ainsi, au terme du plan, le Groupe table sur un coefficient de liquidité, un ratio Cooke et un taux de créances en souffrance respectivement de 134,8 %, 19 % et 10,9 %. Ainsi, pour préserver la performance tout en maîtrisant les risques, le Groupe a adopté, comme référentiel, les exigences de Bâle II. Dans ce processus, le Groupe qui a signé un partenariat d’assistance avec la SFI en juin 2004, se fait accompagner dans le cadre du processus de Bâle II par le cabinet Ernst & Young. MD
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