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Nous sommes là pour aider à développer les infrastructures locales Entretien avec M.Guy Canavy, Directeur général de la LYDEC

Auteur :
Publier le : December 16, 2004

La Nouvelle Tribune : N’était-il pas question que Lydec réunisse des investisseurs institutionnels marocains dans un fonds d’investissement pour accompagner Suez Environnement dans son financement ?
M. Guy Canavy :
LYDEC n’est pas n’importe quelle entreprise. Elle incarne le cas spécifique d’une gestion déléguée ou concession dans le sens français, où ce qu’elle réalise ne lui appartient pas. Ceci va à l’encontre des intérêts des actionnaires d’un fonds d’investissement où, par définition, les actionnaires sont propriétaires d’une part du patrimoine de l’entreprise dont ils détiennent une participation au capital.

Pourtant, la CDG et RMA Al Wataniya, deux grands institutionnels locaux, vont remplacer EDF, ENDESA Europa et AGBAREX dans le tour de table de la Lydec. Pourquoi ?
En effet, la CDG et la RMA Al Wataniya vont racheter 41 % du capital détenus par EDF International, ENDESA Europa et AGBAREX depuis le début de la concession en 1997, à raison respectivement de 18 %, 18 % et 5 %. La raison de la sortie de ces opérateurs du capital de Lydec et de leur départ du Maroc s’explique par le simple fait que les grands groupes européens se concentrent sur leurs sociétés et leurs activités de base et cèdent de plus en plus leurs participations minoritaires. De plus, les ex-actionnaires de Lydec ne sont pas des investisseurs financiers, mais des opérateurs industriels qui préfèrent mettre leur argent dans des entreprises où ils peuvent exprimer leur savoir-faire.

Et pourquoi des actionnaires marocains aux côtés de SUEZ Environnement ?
Nous, représentants de SUEZ, à l’annonce de la sortie des trois autres signataires de la concession, avons fait passer le message de l’intérêt pour LYDEC d’avoir des actionnaires marocains. Il nous semblait normal que les repreneurs soient marocains pour que LYDEC, qui est destinée à devenir entièrement marocaine à la fin de la concession,  le soit déjà en partie aujourd’hui. De plus, l’essentiel pour Suez, c’est de détenir la majorité de capital, soit plus de 51% pour continuer à développer l’entreprise, conformément au contrat de gestion déléguée.

Les investisseurs marocains n’ont certainement pas fait un mauvais placement compte tenus des résultats actuels de LYDEC, mais quelles sont vos projections?
LYDEC ne réalise des résultats positifs que depuis 2001 et ne distribue des bénéfices que depuis 2 ans. Ce que je peux déjà affirmer c’est qu’elle en distribuera aussi en 2004. En ce qui concerne nos projections, elles dépendront beaucoup de la révision contractuelle que nous comptons engager avec la collectivité en 2005. En effet, normalement, celle-ci est quinquennale et devait intervenir en 2002. Nous avons dû la reporter pour des raisons électorales. Les élections de septembre 2003 et l’arrivée de nouveaux élus à Casablanca, Mohammédia  et Aïn Harrouda permettent désormais d’engager la discussion en 2005.

Qu’attendez vous de la révision du contrat ?

Tout simplement une mise à jour pour l’adapter à l’évaluation des besoins des trois villes en termes d’investissements, ce qui suppose une adaptation de certaines données contractuelles. Avec nos nouveaux actionnaires marocains, nous n’aurons aucun mal à démontrer que nous sommes là pour aider à développer les infrastructures locales et contribuer au développement du pays.

Entretien réalisé par
Afifa Dassouli



 

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