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Des actionnaires marocains aux côtés de Suez dans le capital de la Lydec

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Publier le : December 16, 2004

Cette importante prise de participation traduit, d’une part, la sortie de certains internationaux et, d’autre part, la volonté du Groupe SUEZ d’associer à la gestion déléguée des entreprises nationales pour ne pas dire marocaines, sachant qu’elle l’est  déjà juridiquement. Ces nouveaux actionnaires, investisseurs financiers, basent leur prise de participation sur les fondamentaux solides de l’entreprise. En effet, les chiffres relatifs à l’activité de Lydec pour les deux derniers exercices traduisent son dynamisme et sa rentabilité. C’est ainsi qu’en  2003, Lydec, a affiché un résultat net de 219, 6 millions de dirhams contre 74,5 millions de dirhams en 2002 et une capacité d’autofinancement de 285 Mdh contre 211,9 Mdh en 2002. Sur cette richesse créée, 100 Mdh ont été distribués pour la première fois en 2003, soit 12,5 Dh par action. Quant au chiffre d’affaires qui traduit le dynamisme de son activité, il a atteint 3,9 milliards de dirhams en 2003 contre 3,67 milliards de dirhams en 2002 et dégagé un excédent d’exploitation de 332,7 MDH contre 124,9 en 2002 soit 2,6 fois plus. Il faut rappeler à propos des résultats de Lydec, qu’après la signature du contrat de gestion déléguée, elle a pris en charge le 1er août 1997, la distribution d’électricité, d’eau et l’assainissement liquide du Grand Casablanca pour une durée de 30 ans en s’engageant dans une optique stratégique. Cela s’est notamment traduit par la mise en place d’une vision  " Massira 2007 ", déclinée en plans d’actions dans l’objectif de doter la capitale économique d’infrastructures dignes des standards internationaux les plus exigeants. Et à la fin 2004, en terminant ses sept années d’activités, elle aura réalisé ses objectifs de fiabilisation de la qualité des fournitures d’eau et d’électricité, tout en faisant face à l’évolution de ses métiers et en tenant compte des progrès technologiques. De son côté, la collectivité, c’est-à-dire la ville de Casablanca, en adoptant le système de la gestion déléguée et donc en réservant au secteur privé la charge des investissements et la gestion du service, assure le contrôle permanent du service délégué tout en conservant son patrimoine qui se traduit en droits de l’autorité délégante lesquels se montent en 2003 à 5,9 Mrdh contre 5,455 Mrdh en 2002, alors que les capitaux propres qui appartiennent aux actionnaires sont de 1,036 milliard de dirhams en 2003 contre 716,5 Mdh en 2002.
C’est donc dans un contexte favorable que la CDG et la RMA Al Wataniya s’engagent au côté de Lydec pour les 23 années restantes de son contrat tout en se plaçant peut-être déjà dans l’objectif de prendre la relève. De son côté, l’actionnaire français n’est pas moins satisfait de l’arrivée de nouveaux partenaires, comme l’exprime dans l’entretien, publié ci-après,  Guy Canavy, Directeur général de Lydec et représentant de Elyo et de Suez Environnement. Alors que ce dernier a centré son développement autour des métiers de l’énergie, l’eau et la propreté, Elyo est spécialisé dans la maintenance. Ces deux entités se suffisent à elles-mêmes pour apporter le meilleur service aux villes de Casablanca et Mohammédia. Ainsi, la sortie prochaine des sociétés espagnoles ENDESA Europa, qui produit de l’électricité, et AGBAREX, spécialiste de l’eau, du capital de la LYDEC n’aura aucun impact sur le niveau d’expertise de cette dernière et encore moins le départ d’EDF International qui était au Maroc en tant qu’investisseur industriel à l’étranger.

Afifa Dassouli



 

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