L’introduction en Bourse de Maroc a été un succès sur tous les plans. A travers cette opération, qui est la plus importante et la plus imposante enregistrée au Maroc depuis la création de la Bourse de Casablanca, en 1929, “c’est le Maroc qui s’est vendu à travers Maroc Telecom”, a commenté M. Mohamed El Kettani, Directeur Général d’Attijariwafa bank, chargé du pôle “Banque Privé, Gestion d’Actifs et Assurance”. Pour lui, cette opération démontre une fois de plus que “le Maroc, en terme de risque pays, est perçu de manière très positive sur le plan international”. Pour preuve, poursuit-il, “des investisseurs étrangers sont venus directement investir massivement sur la place de Casablanca”. Derrière cette confiance, il y a bien évidemment tout un ensemble de facteurs favorables sur lesquels le ministère des Finances, le management de Maroc Telecom et les Conseillers –Attijari Finances Corp, BNP Paribas et Merrill Lynch- ont mis l’accent lors du road shows qui a précédé l’opération.
45,5 % des allocations nationales
L’évolution favorable des indicateurs macro-économique, la stabilité politique, la solidité des fondamentaux de Maroc Telecom, la générosité en matière de distribution de dividendes, etc, ont fortement contribué au succès de cette opération.
Pour le Groupe Attijariwafa bank, en plus du succès de l’opération, l’introduction en Bourse de Maroc Telecom a été “un bon test pour voir si l’intégration et le processus de fusion mis en place pour les deux banques - BCM et Wafabank- tiennent la route”, a laissé entendre M. Kettani. Pour rappel, et dans le cadre de cette fusion, une nouvelle organisation a été adoptée et qui s’est matérialisée notamment par la mise en place de cinq “Business Units”: Banque de Détail, Banque de l’Entreprise, Banque d’Investissement, les Services Financiers Spécialisés et, enfin, la Banque Privée, Gestion d’Actifs & Assurances. Tous les “Business Units” ont participé activement à la réussite de cette opération, et “c’est l’interaction de ces différents acteurs qui a contribué à son succès”, s’est félicité M. Kettani. Globalement, l’intervention de la Banque s’est focalisée sur trois points essentiels: la gestion du syndicat de placement, les ventes croisées et le placement dans le réseau d’Attijariwafa bank. Après une campagne de communication à l’adresse des clients du groupe, toutes les agences d’Attijariwafa bank ont été mobilisées pour les souscriptions à l’OPV. Résultat, le Groupe Attijariwafa bank, “dans un cadre concurrentiel sain”, fait remarquer M.Kettani, a drainé 45,5 % des allocations nationales et 42,3% des allocations sur la tranche internationale.
In fine, l’organisation mise en place a permis d’optimiser les synergies entre les différents métiers de la Banque: drainage d’épargne, crédit bancaire, intermédiation boursière, capital investissement, corporate finance…, et témoigne de la justesse du processus d’intégration qui a été adopté pour la nouvelle banque.
MD