Après BMCE, BMCI, Samir et Unimer, la Société Chérifienne d'Engrais et de Produits Chimiques (SCE), spécialisée dans la fabrication et la vente de produits chimiques et engrais, compte lancer un programme de rachat de ses propres actions en vue de régulariser le marché. Cette opération est sensée arrêter l'hémorragie du cours de l'action SCE. Le titre a perdu environ 25 % de sa valeur depuis le début de l'année en cours pour ressortir à 134,6 dirhams l'action le 12 novembre 2004. La publication d'un résultat semestriel marqué par un chiffre d'affaires stable à 103,8 MDH mais un bénéfice net en baisse de -51,6% à 9,1MDH a certainement eu un effet négatif sur l'évolution du cours de la valeur SCE. La fourchette fixée par le prix minimum de vente, qui ne devra pas être inférieur à 140 dirhams, et le prix maximum d'achat, qui tournera autour de 300 dirhams, permettra d'arrêter la chute de l'action au dessous de la barre des 140 dirhams durant les 18 mois, maximum autorisé par la loi, que dureront le programme de rachat. Notons que l'opération de rachat de ses propres actions ne concerne que 5 % du capital de la société, soit 30822,4 actions.
Avantages
Pour le financement de l'opération de rachat, plusieurs options sont avancées dont le recours à la trésorerie disponible, l'émission de papier commercial et/ou par tirage sur les crédits bancaires à court terme.
L'opération de rachat présente d'indéniables avantages. Pour la SCE, le rachat d'actions se traduira par un redimensionnement de ses fonds propres, une amélioration des actifs et de la rentabilité des fonds propres, et un effet relatif des indicateurs par actions (bénéfice par action, cash flow par action, etc). En plus, l'opération, bien que limitée à 5 % du capital, peut faciliter le dénouement des participations croisées ou la sortie d'actionnaires minoritaires. Du côté des actionnaires, le rachat d'action est un mode de rémunération doublé d'un aspect régulateur du cours. Ils bénéficient à travers cette opération d'un prix de rachat supérieur à celui du marché du fait de la prime de rachat. Ainsi, au cas où le prix minimum de vente serait fixé à 140 dirhams, la prime de rachat s'établirait à 4,01 %, par rapport au cours de l'action, à la date du 12 novembre (134,6 dirhams l'action).
Rappelons qu'au terme de l'exercice 2003, la SCE a réalisé un chiffre d'affaires de 203,0MDH et un résultat net de 47,8 MDH.
MD