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Baisse des rendements des fonds investis en actions Gestion collective

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Publier le : November 18, 2004

Intimement liés à l'évolution du marché boursier, les OPCVM investis en actions ont souffert au cours de ces dernières semaines du retournement de situation au niveau de la Bourse de Casablanca. Le repli des cours, qui s'est traduit par une érosion des gains engrangés durant les 9 premiers mois de l'année, a fortement fait chuter les importants rendements réalisés par cette catégorie de fonds jusqu'alors. A titre d'exemple, les performances moyennes des différents placement investis au minimum à hauteur de 60 % en actions réalisés, à la date du 05 novembre 2004, étaient comprises entre 1,88% et 12,59%, alors qu'elles étaient largement supérieures à 15 % à mi-septembre lorsque le marché boursier affichaient des progressions insolentes. Pareille pour les fonds investis au minimum à hauteur de 85% en actions. Les performances de ceux-ci évoluent actuellement dans une fourchette comprise entre 0,21 % et 16,53 % (date du 05 novembre) contre un intervalle de 15,24 % et 29,97 % au 17 septembre dernier.
L'effet sectoriel
C'est dire que les fonds ont en moyenne perdu plus de la moitié de leurs gains annuels. Les différences de performances s'expliquant par les politiques de gestion très diversifiées adoptées par les différents gérants du marché. Les fonds qui ont enregistré les plus importants replis sont globalement ceux-là même qui réalisaient des performances exceptionnelles durant la forte croissance du marché boursier.
Durant cette période, les gérants avaient massivement construit leur portefeuille à partir des valeurs jugées à fort potentialité de croissance avec une forte dominance des titres des secteurs jugés comme étant les plus solides en terme de rentabilité et de perspective de croissance. Ainsi, le secteur Ciments & Matériaux de Construction a constitué le socle de plusieurs portefeuilles. Or, et c'est l'inconvénient de fonder sa stratégie sur une base sectorielle, celui-ci a déçu le marché durant le premier semestre et ses perspectives de croissance ont été un peu écorchées par le ralentissement du dynamisme des ventes de ciments enregistré durant cette période. Conséquence, les cours des entreprises du secteur ont subi d'énormes pertes réduisant fortement les gains des fonds qui ont été massivement investis dans ces titres. Le mouvement de rachat qui a suivi a accéléré les baisses de rendements des fonds investis en actions. Les fonds des gérants qui ont misé sur une vaste diversification tant en termes de style de gestion que de taille de capitalisation ont plutôt mieux résisté à la chute du marché boursier. De même, les gérants qui ont été plus réactifs et qui ont su anticiper la sanction du marché suite aux résultats mitigés de certaines valeurs phares ont pu limiter leur perte en se repositionnant à temps sur des valeurs qui ont mieux résisté au décrochage du marché.
En somme, si la rentabilité moyenne des fonds investis en actions a fortement baissé durant ces dernières semaines à la suite de la baisse du marché boursier, il n'en demeure pas moins que les performances des OPCVM actions, prises globalement, demeurent encore parmi les plus rentables, tout placement confondu.

82,47 milliards de dirhams

Pris dans sa globalité, le marché de la gestion collective résiste aux soubresauts des marchés des taux, marqués par une tendance continue de la baisse des taux, et de la forte volatilité du marché boursier. Cette forte résistance s'apprécie par l'importance de l'encours net géré du marché en hausse de 38,79 %, à 82,47 milliards de dirhams, par rapport à son niveau de fin décembre 2003. Les investisseurs continuent à plébisciter les OPCVM obligataires moyen et long terme qui s'adjugent plus de 52,42 %, ou 43,56 milliards de dirhams, de l'actif net géré du marché. Ceci reflète également le comportement des investisseurs qui préfèrent la sécurité qu'offrent ces fonds aux détriments des fortes performances mais volatiles des fonds investis en actions. Soulignons que depuis le début de l'année 2004, les rendements des fonds obligataires varient dans une fourchette comprise entre 2,96 % et 14,98 %. Des niveaux appréciables vu la faiblesse des risques encourus. Reste que plusieurs investisseurs optent pour des horizons de placements plus courts et choisissent des obligations court terme ou des fonds monétaires (1 à 3 mois) pour optimiser la gestion de leurs excédents de trésorerie en se contentant des performances largement inférieures à celles enregistrées par les fonds obligataires moyen et long terme. Quant aux fonds diversifiés, bien que combinant la sécurité qu'offrent les obligations et la rentabilité des fonds actions, ils n'arrivent pas réellement à décoller. Leur actif net géré ressort à seulement 3,49 milliards de dirhams pour des performances très appréciables comprises entre 6,51% et 16,61%.

Moussa Diop



 

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