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Les nouvelles exigences de Siger-Ergis pour la gouvernance de l’ONA

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Publier le : September 30, 2004

Pourtant, dans le détail, les bons résultats enregistrés par Cosumar, Centrale Laitière et Lesieur Cristal, pour réguliers qu’ils sont, ne traduisent qu’une croissance 2 % seulement, quand la grande distribution n’excipe que de 1,6 %. Par contre, les activités financières présentent, elles, une progression de  4,7 %, conséquence essentiellement de l’amélioration des performances de Attijariwafa bank, qui a intégré en 2003 des provisions exceptionnelles.
D’autre part, le résultat net d’ONA SA au 30 juin 2004, s’est amélioré de 165 MDH, à 1,417 MDH, alors que son résultat d’exploitation a baissé de quelques 20 MDH, du fait de l’accroissement des commissions de bourse supporté notamment dans le cadre du rapprochement BCM-Wafabank. Cette opération est également à l’origine du doublement de l’endettement net d’ONA SA qui atteint 3,3 MRD Dh contre 1,4 MRD Dh au 31 décembre 2003.
Il apparaît donc que pour le Groupe ONA, l’opération de fusion BCM-Wafa reste le principal fait marquant de l’année 2004, et l’investissement majeur d’ONA qui est aujourd’hui l’actionnaire de référence de la nouvelle entité bancaire avec 26,26 % de son capital.
Mais cette traditionnelle présentation des résultats semestriels du Groupe ONA et d’ONA SA, a surtout permis au PDG, M. Bassim Jaï Hokimi, de présenter la nouvelle organisation d’ONA SA. En effet, le conseil d’administration de cette dernière, tenu le 22 septembre 2004, a, selon un communiqué, approuvé la proposition du Président-Directeur général de poursuivre l’évolution organisationnelle d’ONA SA.

Un nouvel organigramme basé sur l’ICGN

Alors qu’à sa nomination, M. Hokimi avait initié un processus de décentralisation et de responsabilisation des filiales, la nouvelle configuration organisationnelle consolide le rôle d’ONA SA en tant que structure d’appui, de contrôle et d’animation des processus de synergie entre les différentes entités du premier groupe privé marocain.
Désormais, les directeurs des filiales, tout en conservant leur autonomie, seront tenus de respecter un référentiel de gouvernance., proche de l’ "International Corporate Governance Network", (ICGN), selon lequel le gouvernement  d’entreprise recouvre à la fois la structure et les procédures de direction qui visent à atteindre les deux principaux objectifs des administrateurs et des managers que sont la viabilité opérationnelle de l’entreprise et l’accroissement de sa valeur à long terme pour ses actionnaires.
Concrètement, la gouvernance doit permettre de s’assurer que les structures de l’entreprise sont efficaces, que les actionnaires peuvent influencer la gestion et, surtout, que les mécanismes de contrôle fonctionnent valablement.
Ces nouveaux principes régiront désormais les relations entre la société holding et ses filiales.
La formalisation des règles de bonne gouvernance assurera ainsi la participation des actionnaires à travers des organes de surveillance à l’ensemble des décisions stratégiques, de même qu’elle garantira la transparence de l’information qui leur sera communiquée.
L’objectif du référentiel de gouvernance ONA, basé sur un corpus de valeurs, est en fait de responsabiliser les managers des filiales et de focaliser leur attention sur la gestion des risques, mais aussi, d’une manière générale, de se conformer aux lois suprêmes de la transparence préconisées à la fois par la nouvelle et prochaine Loi bancaire nationale, la Loi de sécurité financière introduite récemment en France et la Loi Sarbanes-Oxley votée par le Congrès américain après les formidables faillites financières de 2002 aux Etats-Unis.
Précisément, le référentiel de gouvernance ONA fait ressortir trois grandes valeurs : ambition, rigueur et responsabilité.
L’ambition se base sur la performance financière pour traduire la croissance et la compétitivité des entreprises du groupe.
Cette ambition s’appuie sur la rigueur qui se traduit par la maîtrise des risques, le respect des budgets et de la déontologie.
Cette rigueur se concrétise par la responsabilité qui oblige les managers à rendre compte selon le principe de la responsabilité sociale, en respectant l’équité envers les salariés et les tiers.
Les trois grandes valeurs expriment la confiance placée par le holding dans les managers des filiales qui doivent respecter la transparence et accepter le contrôle.
Ces règles de la nouvelle organisation ONA sont présentées dans un fascicule comportant six chapitres : les principes généraux, les directives de gouvernance, les règles de bonne gestion, la charte de l’administrateur, le code de déontologie et les normes de référence. Elles s’appliquent aux sociétés où ONA SA est actionnaire de référence. Pour ce, les filiales sont regroupées au sein d’ " unités de gestion " partageant l’instance de gouvernance et une structure d’audit interne.
Les principales unités de gestion sont : Cosumar, Bimo et Leader Food, Groupe Centrale Laitière et Sotherma, Groupe Lesieur Cristal, Marona et La Monégasque, Managem, Marjane, Acima, Sopriam, Optorg, Attijariwafa Bank, Agma-Vidal, Sonasid et Longométal, ainsi que les autres participations de ONA SA.

Promotions et arrivées

La nouvelle organisation de ONA holding a nécessité un renforcement du capital humain et donc la nomination de nouveaux directeurs en charge des nouvelles missions du holding. C’est ainsi qu’aux côtés de M. Hokimi, Président Directeur Général, M. Rachid Slimi dirigera les affaires générales et les relations institutionnelles, ce qui étend ses responsabilités de l’administration générale, juridique, informatique au capital humain, à la communication institutionnelle et financière en passant par la présidence de la Fondation ONA. C’est donc une position centrale et éminente qu’occupe M. Slimi au sein de la structure managériale du Groupe ONA et qui fait de lui, incontestablement, le numéro 2, avec des responsabilités aussi étendues que diversifiées. Les trois autres nouveaux directeurs, Messieurs Hassan Ouriagli, Rachid Tlemçani et Chahid Slaoui ont, quant à eux, des responsabilités plus " techniques ". En effet, M. Ouriagli continuera d’assumer la responsabilité de la stratégie financière, tandis que M.Chahid Slaoui revient à l’ONA pour s’occuper du contrôle général tout en mettant l’accent sur l’audit des comptes et le  risque. Quant à M. Rachid Tlemçani, qui vient d’Attijari Finance Corp, il s’occupera de l’animation des synergies, du suivi du développement des filiales, du portefeuille et des partenariats.
Ainsi, après la montée en puissance de Siger-Ergis, il y a deux ans, dans le capital du premier holding privé national, la nouvelle organisation d’ONA SA traduit, à travers la configuration qui prendra effet dès le 18 octobre prochain, les exigences de cet actionnaire de référence en matière de transparence, de management et de développement.

Afifa Dassouli



 

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