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Diac Salaf sur la voie du redressement Crédit à la consommation

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Publier le : September 30, 2004

Le Groupe Diac, spécialisé dans le crédit à la consommation, a connu des évolutions importantes au cours des dernières années. Désireux d’entamer une rationalisation et une restructuration de sa démarche et de ses activités, le Groupe Diac a d’abord sérieusement envisagé l’application d’un plan de développement qui était basé sur un partenariat avec un professionnel étranger. Faute d’aboutissement d’un tel projet, Diac a décidé de compter sur ses propres forces  en adoptant une démarche nouvelle, celle d’un plan de mise à niveau. Concrètement et à défaut donc d’un apport en ressources externes, ce plan est basé sur un travail de restructuration interne dans l’objectif notamment de la maîtrise des charges (dont la masse salariale).
Il consiste aussi à redimensionner le Groupe Diac qui a dû évoluer d’une structure multi produits à plusieurs enseignes, vers une situation où il concentre ses activités sur la société de crédit à la consommation Diac Salaf. En effet, les deux autres sociétés du groupe Diac Equipement et Diac Leasing, ont mis en veilleuse leur activité production pour consacrer tous leurs efforts au  recouvrement des créances. Des discussions sont engagées entre le management et les banques pour l’établissement d’un programme de remboursement de l’ensemble des engagements de ces sociétés. Comme l’un des dirigeants de Diac a bien voulu nous l’expliquer, " la faiblesse des parts de marché de Diac Leasing et Diac Equipement et la cherté des taux de refinancement, sont les deux arguments qui allaient à l’encontre de la poursuite de ces activités qui de ce fait ne dégageaient aucune rentabilité et pesaient très lourdement sur l’ensemble du Groupe".
Pour en revenir au plan de mise à niveau de Diac Salaf, il est intéressant d’en préciser les objectifs dont le plus important, outre la baisse des charges générales d’exploitation de 32% à la fin 2006, est le redressement du taux de couverture des créances en souffrance qui évolueront de 78 % en 2004 à 90 % en 2005 pour atteindre les 100 % en 2006. Dans cet objectif, la société poursuivra sa politique qui consiste à ne pas distribuer de résultats et de les affecter au provisionnement, à la fois pour respecter les objectifs fixés et, surtout, pour se mettre en conformité avec les règles prudentielles imposées par Bank Al-Maghrib en 2002.
À ce sujet, le management de Diac Salaf reconnaît aussi avoir subi les conséquences de l’absence de réglementation en matière de déclassement des créances en souffrance et des règles de provisionnement et ce jusqu’au début de l’exercice 2002, date de l’entrée en vigueur de la circulaire de Bank Al-Maghrib relative aux règles prudentielles que Diac Salaf avait déjà anticipées dès l’exercice 2001 avec la constitution de provisions pour impayés conséquentes, tout en veillant au respect de la réglementation fiscale.
De plus, Diac Salaf, sur la base des exigences prudentielles, a orienté son action vers des secteurs moins risqués tout en imposant à ses clients le prélèvement à la source. C’est ainsi que la société de financement a cessé d’opérer dans le crédit automobile, activité qui générait le plus d’impayés.
Aujourd’hui Diac pratique donc essentiellement le crédit ménager et le crédit personnel, lequel s’adresse essentiellement aux fonctionnaires, à raison de 65 % de son encours ( les 35% restants sont réalisés avec les sociétés conventionnées avec prélèvements à la source), assainissant ainsi son portefeuille sur lequel il n’y a quasiment plus d’impayés.
Diac Salaf continue cependant à traîner le reliquat de ses anciens impayés notamment sur des crédits " automobile " qui remontent à une dizaine d’années, tout en comptant récupérer une part non négligeable ces créances.
Le Groupe, avec son plan de mise à niveau structurelle, prépare aujourd’hui un avenir dynamique, marqué par la rentabilité, le développement et la croissance, alors que des conclusions définitives ont été tirées pour Diac Equipement et Diac Leasing.
Sur le plan financier, Diac Salaf dont le coût du refinancement auprès du système bancaire avoisinait les 8,5 %, a engagé des négociations avec ses banques partenaires pour réduire sensiblement ce coût. De même, que la société envisage, pour assurer son développement, de procéder le moment opportun au renforcement de ses fonds propres, soit par une augmentation du capital au profit de ses actionnaires actuels, soit par le choix d’un nouveau partenaire.

Afifa Dassouli



 

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