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Forte implication de la CDG Capital investissement

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Publier le : April 29, 2004

Acteur majeur du développement du capital structurel et institution de développement, la CDG ayant pour vocation d'appuyer le développement et la modernisation du tissu productif national, a fait du capital investissement un axe majeur de sa politique d'investissement. Cet intérêt cadre avec les préoccupations de la Caisse visant, d'une part,  une levée de fonds privilégiant la rentabilité financière des investissements opérés, et, d'autre part,  une mise en place d'outil à même d'aider à la création et à l'innovation dans les PME/PMI. Ceci s'est traduit par la présence de la CDG dans trois fonds de capital-risque dont deux fonds de capital-développement: "Accès capital Atlantique" et "Upline Technologie", et un fonds d'amorçage: "Fonds Sindibad". "Accès Capital Atlantique" est un fonds d'investissement mis en place en 2001 conjointement par la CDG et la Caisse de Dépôt et lacement du Québec et qui compte dans son tour de table d'autres institutionnels locaux de renom tels que Wafa Assurance, CNIA Assurance, Axa Assurance et MAMDA/MCMA. Le fonds, abondé de 280 MDH, intervient via des prises de participations minoritaires dans des entreprises marocaines privées, porteuses de projets à fort potentiel de croissance. Les apports du fonds aux entreprises peuvent aller de 10 à 30MDH, voire plus si les besoins le justifient. Depuis sa création, les interventions du fonds se sont traduites par 4 investissements d'un montant global de 73 MDH. Les principaux bénéficiaires de ces concours en capital investissement sont HPS, Finapack, Gespac et Sefcam. Concernant le fonds "Upline Technologie", la CDG est son souscripteur à hauteur de 20 %. Ce fonds a contribué à élargir considérablement le périmètre d'interventions d'Involys -société pionnière dans les technologies de pointe et leader dans le domaine de la business intelligence- et de financer sa forte croissance à l'international.

Un quart du marché


Animée par la volonté de contribuer à la dynamisation de l'investissement au Maroc, la Caisse a contribué à la mise en place du premier fonds d'amorçage au Maroc en partenariat avec des investisseurs étrangers (CDC et BEI) et des opérateurs locaux d'envergure (ONA et Maroc Telecom): le Fonds Sindibad. Il s'agit d'un fonds d'investissement dédié au financement des entreprises innovantes en phase de création et qui opèrent plus particulièrement dans les secteurs des nouvelles technologies de l'information, des sciences de l'ingénieur, des sciences de la vie, etc. La politique d'intervention du Fonds Sindibad prévoit un investissement moyen compris entre 400 000 et 4 000 000 dirhams dans une même société. Partant du constat qu'il est plus risqué d'intervenir dans une entreprise en phase de création que dans sa phase de développement, le Fond Sindibad s'est fixé des ratios prudentiels pour réduire le risque inhérent à ses interventions. Ainsi, les prises de participation du Fonds se situent dans une fourchette comprise entre 10 et 35 % du capital d'une société sans que cette intervention ne dépasse 8 % du capital du Fonds. Le Fonds a déjà à son actif le financement de 2 projets pour un ticket global de 3 MDH. Le Fonds Sindibad gère également une subvention de l'AFD destinée aux promoteurs RME désirant créer des entreprises au Maroc dans le cadre d'une convention signée le Fonds et l'agence française. 
Ces trois fonds au sein desquels la CDG intervient détiennent environ le quart de parts de marché du Royaume.
La CDG ne compte pas s'arrêter à mi-chemin. Elle envisage de renforcer sa gamme d'instruments d'intervention pour répondre aux besoins et à la demande du marché en se positionnant sur toute la chaîne, de l'amorçage à la transmission en passant par les phases de développement, d'industrialisation, de commercialisation, etc. 
Le Capital-risque, qui est un outil destiné au financement et à l'accompagnement des entreprises durant toutes les phases de leur vie, est à son stade de balbutiement au Maroc. En effet, si l'activité de capital investissement a réellement vu le jour en 1990, elle n'a réellement commencé à prendre son envol qu'à partir de l'année 2000 dans un environnement marqué par l'absence du cadre juridique et d'incitation fiscales appropriées. Actuellement, le capital investissement au Maroc compte une quinzaine d'intervenants, de différentes origines (publique, privée, nationale et internationale). Il s'affirme de plus en plus comme une source de financement de haut de bilan des PME et une source de financement complémentaire recherchée par les entreprises à fort potentiel de rentabilité. En 2002, les montants levés par les fonds de capital investissement ont atteint 1198MDH.

MK



 

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