Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Finance
ONA, le nouveau holding

Auteur :
Publier le : April 22, 2004

L’année 2003 est dans ce sens un cas d’école puisque le groupe ONA a connu de nombreuses opérations ayant affecté son périmètre de manière significative. Ces opérations ont porté sur la cession de certaines filiales et la déconsolidation d’autres, ainsi que le changement de méthode d’intégration pour certaines filiales afin de se conformer au mieux aux règles internationales de consolidation (Ce changement ne présente aucune incidence sur le Rnpg).
Compte tenu de l’incidence significative de ces différentes opérations sur les résultats du Groupe, il a été nécessaire de reprendre les comptes 2002 et de les retraiter des opérations, ci-dessus, afin de rendre comparables les exercices 2003 et 2002 et de mieux informer, ainsi, l’actionnaire et le lecteur des comptes de la véritable évolution des performances du Groupe entre ces deux exercices. Autrement dit, les comptes 2002 "pro forma" ont été consolidés en tenant compte des changements intervenus en 2003 comme s’ils avaient eu lieu en 2002, conformément aux règles internationales de consolidation.
L’évolution de certains indicateurs consolidés 2003 par rapport à 2002 "Pro forma" (P) et 2002 "Historique" (H) est présentée dans le tableau suivant :

Ce tableau montre bien que la lecture des comptes de 2003 par rapport à l’exercice précédent n’a pas la même signification selon que l’on se réfère à 2002 P ou à 2002 H.
En prenant le chiffre d’affaires par exemple, son évolution en 2003 par rapport à 2002 H fait apparaître une baisse de –17 % alors qu’il s’agit d’une progression de +5,8% par rapport à 2002 P. En effet, la sortie du périmètre du Groupe ONA de certaines participations, dont notamment Lafarge Maroc, le Groupe SBM et Carnaud Maroc, ne permet pas de mesurer la véritable évolution du chiffre d’affaires du Groupe entre 2002 H et 2003. C’est pourquoi la comparaison par rapport à 2002 P a plus de sens puisqu’elle est effectuée sur la base d’un périmètre comparable, ce qui donne une meilleure image des performances du Groupe entre les deux exercices.
Cette même explication vaut également pour le résultat d’exploitation et le résultat courant.
S’agissant du Rnpg, l’écart constaté entre 2002 P et 2002 H résulte des opérations exceptionnelles réalisées sur les filiales ayant fait l’objet d’un changement de périmètre.
Quant à l’endettement net correspondant à l’endettement diminué de la trésorerie nette, son augmentation entre 2002 P et 2002 H s’explique par la trésorerie positive dont disposaient certaines filiales ne faisant plus partie du périmètre.
Le Groupe ONA publie depuis 1996 des comptes consolidés certifiés par les cabinets Price Waterhouse Coopers et Ernst & Young. En l’absence d’une loi sur la consolidation et par conséquent d’un référentiel marocain en la matière, le Groupe ONA a choisi le modèle français. Cette démarche volontaire répond à un souci de transparence d’ONA visant à refléter la réalité économique du Groupe.
De plus, celui-ci se prépare à publier à terme ses comptes aux normes IFRS (International Financial Reporting Standard, anciennement appelées IAS), qui est une harmonisation du langage comptable et financier, et qui entrera en vigueur en Europe en 2005. Cette démarche de la part du Groupe ONA permet d’anticiper l’évolution de la réglementation marocaine dans ce domaine.
Trois méthodes de consolidation sont utilisées par le Groupe ONA :
Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce directement ou indirectement un  contrôle exclusif sont consolidées par intégration globale. Celui-ci est présumé pour les sociétés contrôlées à plus de 50 %. Le contrôle exclusif est le pouvoir direct ou indirect, de diriger les politiques financières et opérationnelles d’une entreprises afin de tirer avantage de ses activités.
Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce un contrôle conjoint avec un autre groupe sont consolidées en intégration proportionnelle. Cette situation concerne Bimo par exemple.
Les sociétés dans lesquelles le Groupe exerce directement ou indirectement une influence notable sont consolidées par mise en équivalence. L'influence notable est présumée lorsque plus de 20 % des droits de vote sont  détenus.
Pour le cas d’ONA, l’année 2003 a été très particulière à plusieurs titres. Les différentes opérations enregistrées ont eu une répercussion significative sur le périmètre de consolidation du Groupe. Il y a eu un certains nombre de cessions de participations (Brasseries du Maroc, Cellulose du Maroc, SCE, Carnaud Maroc et Somacovam), ainsi que l’opération de rotation entre ONA et SNI survenue en septembre 2003. Celle-ci a été suivie des opérations de reclassement du portefeuille. Par ailleurs, il y a eu un changement de méthode de consolidation pour certaines filiales (Bimo et Lafarge) ainsi que la déconsolidation de plusieurs filiales dont la contribution aux résultats consolidés est insignifiante. C’et le cas de 37 filiales du Groupe (dont une partie est à fort potentiel de croissance) dont le résultat cumulé ne représente aujourd’hui que 2,5 % du résultat du Groupe, environ.

Afifa Dassouli



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com