La Bourse de Casablanca a bouclé l'année 2003 avec des performances exceptionnelles comme en témoigne l'évolution de certains clignotants de la place. Les indices MASI et MADEX ont réalisé des performances annuelles respectives de 32,31%, à 3943,51 points, et 26,34 %, à 3 174,56 points. Ces performances se sont traduites par une appréciation de la capitalisation boursière de la place de 32,15 % à 115,5 milliards de dirhams, contre 87,4 milliards à fin décembre 2002. De même, l'année 2003 a été marquée par une hausse significative du niveau des volumes par rapport à ceux constatés durant les années précédentes. Les échanges sur le marché ont drainé en tout 53,7 milliards de dirhams. L'essentiel des échanges, soit 72 % du volume annuel, a été le fait du marché de blocs lequel a enregistré d'importantes opérations stratégiques en 2003. Le marché central actions, véritable baromètre d'une place boursière, n'a réalisé qu'un volume faible de 6,54 milliards de dirhams, soit un chiffre d'affaire moyen quotidien d'environ 27 millions de dirhams. Ce qui tend à relativiser la reprise du marché et ce d'autant que ces échanges demeurent le fait d'une poignée de valeurs. Ainsi, les valeurs ONA et BMCE ont drainé à elles seules un peu plus du quart des transactions du marché. Et les échanges portant sur les dix valeurs les plus liquides du marché -qui comptait 53 valeurs- ont représenté 75 % du volume global du marché.
Rentabilité
Pourtant le marché demeure l'un des placements les plus rentables de la place sur le long terme devant les placements obligataires, immobiliers, etc.
Une vérité difficile à faire passer chez les petits porteurs échaudés par quatre années de crise boursière et d'énormes pertes. Pourtant, les chiffres sont là pour confirmer les dires des analystes qui ne cessent de répéter aux épargnants que le placement boursier est un placement à moyen et long terme. Selon l'étude de BMCE Capital Bourse, le taux de rendement annuel moyen de la Bourse de Casablanca, calculé sur la période 1994-2003, ressort à 9,9 %, et ce en dépit de la période de crise qu'à traversée le marché au cours des quatre dernières années. D'après cette analyse, par secteur d'activité, le secteur Agro-alimentaire se place en tête du peloton avec un taux de rendement annuel moyen de 19,4%, suivi des industries métallurgiques avec un taux de 18,5%. Par valeur, c'est Unimer -introduite en 2001- qui réalise la meilleure performance avec un taux de rentabilité annuel moyen de 42 %. La Centrale Laitière s'adjuge la seconde place avec un taux de rendement moyen de 33 % par an. Derrière, suivent le courtier en Assurances Agma et le brasseur Branoma avec des taux de rentabilité annuelle moyenne respective de 30 % et 29 %. La Sonasid et Holcim Maroc se distinguent également avec des taux de 20 % et 17%.
Globalement, le marché boursier reste le placement le plus rentable sur le long terme. Toutefois, il faut bien savoir où mettre son bas de laine. A défaut d'être un trader averti, les professionnels peuvent être d'un bon secours. Les performances réalisées par certaines sociétés de bourse en témoignent. En effet, alors que le marché réalisait une bonne performance de 32 % en 2003, les sélections de valeurs de BMCE Capital Bourse, d'Attijari Intermédiation et de Wafa Bourse surperformaient le marché avec des performances annuelles exceptionnelles respectives de 48,62 %, 48 % et 41%.
MD