Le deuxième cimentier du Royaume, Ciments du Maroc, se porte bien, comme en témoigne l'évolution de ses principaux indicateurs au terme de l'exercice fiscal 2002. Tous les indicateurs du groupe sont au vert.
Concernant Ciments du Maroc SA, le chiffre d'affaires s'est établi à 1 689 MDH, en légère progression de +3 %, suite notamment à la filialisation d'Indusaha. Ainsi, les ventes destinées aux provinces sahariennes sont désormais comptabilisées au niveau de cette filiale. Cette hausse résulte essentiellement de la dynamique de la consommation nationale de ciments observée au cours de ces deux dernières années, avec une progression annuelle de +5,3 %. Cette dynamique est essentiellement tirée par le programme du gouvernement en matière d'infrastructures et de logements sociaux. Le résultat brut d'exploitation s'est accru de +7,8 % à 847 MDH. Quant au résultat net, il s'est établi à 409 MDH, en hausse annuelle de +11,5 %. A ce niveau, le bénéfice net par action ressort à 56,66 dirhams, contre 50,8 dirhams en 2001. Cette hausse trouve son origine, outre de l'amélioration des bénéfices du cimentier, de l'effet de l'opération de rachat par Ciments du Maroc de ses propres actions en 2002. Pour rappel, cette opération qui s'est traduite par un rachat de 9,5 % du capital de la filiale du Ciment Français a contribué à rendre ses ratios de valorisation plus attrayants.
Dividende de 26 dirhams
Cette progression est le résultat d'une combinaison de plusieurs facteurs. D'une part, il y a la hausse du chiffre d'affaires consécutive à la hausse des ventes. D'autre part, cette croissance est le fait notamment des actions d'amélioration des performances du cimentier, notamment en matière de maîtrise des coûts. Partant de la progression de ce résultat, un dividende de 26 dirhams par action sera proposé à l'Assemblée Générale Ordinaire (AGO).
Au cours actuel du cimentier (808 dirhams le 14 février), cette distribution correspond à un rendement de dividende brut de 3,22 %.
Ciments du Maroc n'est pas la seule filiale du groupe a réaliser de bonnes performances. Les deux autres filiales du groupe, Indusaha et Bétomar, ont réalisé de bonnes performances, comme en témoigne l'évolution des indicateurs consolidés du groupe. En chiffres consolidés, le chiffre d'affaires s'est établi à 2 020 MDH, en hausse de +6,9 %. Le résultat d'exploitation s'est soldé par une croissance de +15,9 % à 701 MDH. Quant au résultat net du groupe, il s'est établi à la clôture de l'exercice 2002 à 468 MDH, en progression annuelle de +19,7 %. L'évolution favorable des indicateurs du groupe a permis une amélioration de sa capacité d'autofinancement qui ressort actuellement à 727MDH, en hausse de +13,4 % par rapport à son niveau de 2001.
Pour 2003, le management de la société s'attend également à une nouvelle progression des résultats. La bonne tenue des fondamentaux du cimentier et ses bonnes perspectives de croissance ont contribué à la bonne résistance du titre Ciments du Maroc au niveau de la Bourse de Casablanca. Après avoir clôturé l'exercice 2002 avec une performance de +9,75 %, le titre poursuit sa progression en réalisant une performance de +2,5% au titre de l'année 2003.