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BMCE Capital Bourse recommande de conserver Cosumar Étude & Recherche

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Publier le : December 25, 2003

Leader du secteur sucrier avec trois unités de production (Aïn-Sebaâ, Zemamra et Sidi Bennour), Cosumar évolue dans un environnement réglementaire marqué par des considérations sociales. Ainsi, l'État continue à subventionner le sucre  -subvention forfaitaire de 2000 dirhams par tonne vendue de sucre raffiné - pour compenser la hausse des coûts de la matière et maintenir le prix de vente à son niveau actuel. Face à cette situation, le top management s'est attelé à améliorer l'ensemble de ses bases de compétitivité. Cela s'est traduit notamment par la maîtrise de l'amont agricole, la rationalisation des coûts de production, la réduction de la dépendance des importations, la diversification de produits et la croissance. C'est ainsi que, en dépit du contexte sectoriel difficile, Cosumar a vu ses ventes progresser à fin décembre 2002 de 1,3 % pour atteindre 674400 tonnes, améliorant ses parts de marché de l'ordre de 2,2points, représentant 67,1% de part de marché tous produits finis confondus.
Pour ce qui est de l'évolution des comptes de la filiale du groupe ONA en fin 2002, le chiffre d'affaires -hors subventions- a progressé de 2,2 % à 2965,6 MDH. La valeur ajoutée retraitée -intégrant les subventions étatiques- ressort à 799,2MDH, en progression de 11,6%. L'excédent brut d'exploitation avait enregistré un bond de 28,8% à 401,6MDH et le taux de marge s'est amélioré de 2,3 points à 13,5%. Le résultat d'exploitation a également fortement progressé de 31,7 % à 312,7 MDH. Seul le résultat financier, par contre, s'est détérioré de 27,3 % à 68MDH sous l'effet de la constitution d'une dotation financière pour dépréciation de titres -notamment ONA- de 15MDH et de la diminution des taux de rémunération des placements: les intérêts et autres produits financiers ayant reculé de 11,1 % à 82,9 MDH. Le résultat non courant se creuse de 26,8 % à -91,5 MDH en raison de la non-récurrence des produits exceptionnels. En définitive, le résultat net est passé à 216,9 MDH.
Suivant la même tendance, les indicateurs du premier semestre 2003 se sont inscrits en amélioration. Le chiffre d'affaires s'est accru de 4,8%, atteignant 1 693,2 MDH à fin juin 2003 sous l'effet de l'augmentation des volumes écoulés. Mieux, le résultat d'exploitation s'est apprécié de 14% à 219,7 MDH sous l'effet de l'amélioration de la productivité et de l'optimisation des ratios de consommation. le résultat net semestriel a par contre connu une quasi stagnation à 131,5 MDH. Partant de ces résultats et de la bonne campagne agricole, les analystes de BMCE Capital Bourse tablent sur un chiffre d'affaires 2003 en hausse de 2,5 % à 3040 MDH. Le résultat d'exploitation devrait connaître une hausse de 3,4 % à 323 MDH.
Hausse significative du cours

Ces bons résultats ont eu un impact positif sur l'évolution du cours de la Cosumar qui, comme le rappellent les analystes "est l'un des titres les moins liquides de la cote agroalimentaire affichant au 18 novembre 2003 un taux de rotation de 0,91 % contre une moyenne sectorielle de 1,92%". Après avoir réalisé un gain de 53,3 % en 2002, alors que le MASI décrochait de 16,5%, l'action Cosumar réalise actuellement une performance annuelle 2003 de plus de 50 %. Au cours de 690 dirhams l'action (date de l'étude), Cosumar traitait à 12,4x ses bénéfices annuels 2003 et présentait un rendement de dividende 2003 de 6,1 %. En outre, le titre traite à 1,4 x ses fonds propres, à 8,8 x sa capacité d'autofinancement et à 1,4x ses capitaux engagés estimés.
Pour finir, les analystes de BMCE Capital Bourse ont procédé à la valorisation de Cosumar en optant pour les deux méthodes les plus utilisées au niveau de la place: les Discounted Cash Flow (DCF) et les comparables boursiers. Avec la méthode des comparables boursiers, "l'action Cosumar ressort en décotes de 23 % par le PER, de 29 % par le P/CAF et de 14 % par le P/rex". Avec une pondération égale aux trois ratios comparatifs, la valorisation moyenne du titre ressort à 841 dirhams, soit une décote de 22%. Avec la méthode de la DCF, en tenant comme d'un certain nombres d'hypothèses -un taux d'actualisation de 12,5%, un taux de croissance à l'infini de 3,0 % et un programme d'investissement de 100 MDH par an sur un horizon de 5ans-, et partant des conditions actuelles de concurrence et d'administration des prix, cette méthode aboutit à une valorisation de 621 dirhams, soit une surcote de 10 %. Des résultats obtenus des deux méthodes, et en appliquant des pondérations de 60% pour la DCF et 40% pour les comparables boursiers, la valorisation finale du titre Cosumar s'établit à 709 dirhams, soit seulement une décote de 3 % (par rapport au cours de référence de 690 dirhams). Partant de ces résultats, et jugeant que "le niveau actuel du cours intègre déjà le potentiel de croissance de l'entreprise à court et moyen terme", les analystes de BMCE Capital Bourse recommandent l'action Cosumar à "conserver".

MD



 

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