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Les effets bénéfiques d’un partenariat efficace Résultats semestriels d’Eqdom

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Publier le : October 9, 2003

Le premier a été la prise de contrôle du Groupe Société Générale dans le capital de la société Eqdom à hauteur de 53%, avec un renforcement du management. Le second concerne la fusion absorption de Sogecrédit par Eqdom dont le principe a été accepté par le Conseil d’Administration en décembre 2002 et qui a été validé par les deux AG extraordinaires de ces institutions, en juin 2003.
Les résultats d’Eqdom du premier semestre 2003 prouvent que la "digestion" de ces deux moments cruciaux a été rapide. En effet, l’opération de fusion absorption, avec effet rétroactif au 1er janvier 2003, s’est réalisée dans les meilleures conditions. L’intégration des deux sociétés s’est faite sans problèmes, tant au niveau social que commercial, financier ou comptable. Ainsi, les comptes à la fin juin 2003 consolident ceux d’Eqdom et de Sogecrédit. Il faut rappeler, dans ce contexte, que les mesures préventives prises pour l’acceptation des dossiers, au niveau du risque, s’étaient traduites par une baisse de la production au cours du second semestre 2002. Mais Eqdom a renoué avec la croissance à partir du premier semestre 2003 en réalisant une augmentation de la production de près de 13,6 %, une augmentation des produits d’exploitation bancaire de 3 %, une hausse du PNB de 15 % et une croissance du résultat net de 30 %. Et ce, par rapport à juin 2002 sur la base de chiffres consolidés au 30 juin 2003, mais aussi au 30 juin 2002 pour que la comparaison soit réaliste.
À ce titre, le management d’Eqdom, précise : "Nous avons eu la chance dans cette fusion de ne pas voir le fonds de commerce de Sogécrédit se diluer. Car, il n’y a pas eu de chevauchements marqués entre les clients de l’une et l’autre des deux sociétés de crédit, du fait qu’Eqdom est plutôt centrée sur les fonctionnaires et les collectivités locales, alors que Sogecrédit s’intéressait plus aux entreprises appartenant au secteur privé stricto sensu ".
L’apport de Sogecrédit représente donc, grosso modo, entre 10 % et  13 %, selon les paramètres que l’on prend en compte. En effet, cette société pesait environ 450 à 500 MDH d’encours alors qu’Eqdom fait à peu près dix fois plus.
Les responsables d'Eqdom insistent sur le fait que "les prévisions émises par Sogecrédit lors du rapprochement ont été globalement constatées, après la fusion. Il s'agit d'un motif de grande satisfaction parce que généralement, les fusions s'accompagnent souvent, dans un premier temps d'une stagnation voire d'un recul du chiffre d’affaires, alors que, consolidé, celui d’Eqdom a progressé ". De plus, l’examen du chiffre d’affaires au 30 juin 2003 indique que le secteur qui progresse le plus fortement est celui des conventions de crédit, lequel était justement le point fort de Sogecrédit.
Par ailleurs, il faut également noter que les équipes de Sogécrédit sont venues opportunément renforcer celles d’Eqdom, là où il y avait des besoins, notamment au niveau commercial et recouvrement. En fait " la mayonnaise a pris " très vite, parce cette fusion se préparait depuis la prise de contrôle d' Eqdom par la Société Générale, il y a dix-huit mois environ. En termes de résultats comptables, la fusion s’est faite en juin 2003 avec effet rétroactif au 1er janvier 2003, alors que dans la pratique, celle des équipes et des processus était déjà commencée bien avant.
La nouvelle organisation d’Eqdom a vu la mise en place de trois pôles bien identifiés pour couvrir les activités en matière de crédit et a opéré la séparation du commercial et du risque. Ce dispositif a montré son efficacité, ce qui a permis d'appliquer, sans difficultés majeures, la directive de la Banque Centrale qui a imposé aux établissements de crédit des règles prudentielles extrêmement strictes, notamment en ce qui concerne la prise en compte du risque. Ces règles ont été appliquées par Eqdom au premier semestre 2003, comme prévu par la réglementation, avec l’intégralité du dispositif en terme de mise en évidence du déclassement et à concurrence de près de la moitié de la provision correspondante dans les comptes du 30 juin 2003. Cela montre qu’Eqdom était déjà très bien provisionnée et qu’elle avait, de surcroît, une capacité bénéficiaire qui lui permettait de faire face à de nouvelles contraintes. Celles-ci n’ont d’ailleurs engendré que 51 millions de dirhams de provisions supplémentaires qui ont été intégrées, à hauteur de près de 50% dans les dotations de fin juin 2003 en complément des dotations courantes qui s'élèvent à 72 millions de dhs. Sachant que les encours totaux bruts d’Eqdom sont de 5,18 milliards de dirhams au 30 juin 2003, les provisions pour se conformer à la nouvelle réglementation, soit 51 millions de dirhams, n’en représentent que 1 %. Ce qui dénote de la qualité de la gestion d’Eqdom, première société de crédit avec plus de 30 % du marché.

Afifa Dassouli



 

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