| | Articles » Finance | | Wafa Gestion, première société de gestion notée par Fitch Ratings au Maroc Notation |
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Auteur : Publier le : September 25, 2003
Une première au Maroc, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient. Une société de gestion de portefeuille, Wafa Gestion en l'occurrence, vient d'obtenir la première -et l'unique- notation Asset Manager National (Maroc) du marché local de la gestion collective. L'agence internationale de notation Fitch Ratings, l'un des trois majors mondiaux de la notation -avec Standard & Poor's et Moody's- lui a décerné la note "aa-", qui correspond à la mention "Excellent", pour ses activités de gestion d'actifs. Selon M. Mohamed Bennani, Président Délégué de Wafa Gestion, "cette notation prouve notre volonté de nous conformer aux standards internationaux en matière de transparence, de rigueur, de sécurité et de performance pour ce qui est de la gestion des fonds d'une clientèle de plus en plus exigeante et qui est au cœur de nos préoccupations". Cette notation nous permet également, a-il ajouté, "de renforcer nos points forts et de combler nos faiblesses". Pour M. Arnaud de Batz, Directeur Général Adjoint de Fitch Ratings, la note obtenue par Wafa Gestion "traduit une excellente capacité de la société à répondre aux attentes des investisseurs institutionnels et de maîtrise des risques liés à l'activité d'asset management au Maroc". Notons que la note "aa-", obtenue par Wafa Gestion, correspond à la quatrième meilleure note dont peut prétendre une société de gestion dans l'échelle de notation de Fitch Ratings qui en compte 14. L'attribution de la note est le fruit d'une étude fine portant sur cinq critères fondamentaux -Structure, Indépendance et Contrôles, Communication, Investissement et Risk Management- englobant pas moins de 180 éléments de notation. Selon M. De Batz, "les critères sont les mêmes pour tous les pays, seules les pondérations diffèrent d'un pays à un autre". Au niveau des cinq critères, Wafa Gestion a obtenu des résultats satisfaisants, avec une note moyenne supérieure à 83 sur 100, ce qui correspond à la mention "Excellent".
Une structure pérenne
C'est avec le critère "Structure", qui permet d'avoir une idée précise sur la pérennité, l'étendue des activités et la gestion de l'entreprise, que Wafa Gestion a obtenu sa meilleure note, 85 sur 100. Le contrôle de la société par deux groupes financiers d'envergure, à savoir Wafabank, pour 65 % du capital, et Crédit Agricole Asset Management, pour les 35 % restants, assure sa pérennité. En outre, Wafa Gestion qui dispose de la plus large et complète gamme d'OPCVM de la place, gère un encours global de 16 milliards de dirhams, à la fin août 2003, soit une part de marché globale de 23 %. Cette dernière dépasse même les 50 % pour la catégorie fonds actions. Ainsi, en dépit d'une conjoncture difficile que traverse le marché financier, Wafa Gestion a su tirer son épingle du jeu, comme en témoigne la progression continue au cours des trois dernières années de son résultat net. En 2002, ce résultat a progressé de +12 %, contribuant à hauteur de 5 % au résultat net du groupe. Pour ce qui est du critère "Indépendance et Contrôle", M. De Batz souligne que "Wafa Gestion jouit depuis sa création d'une réelle autonomie fonctionnelle de la part de ses actionnaires". Au niveau du contrôle, le gérant s'est restructuré et s'est conformé aux exigences du CDVM en nommant, en février 2003, un responsable du département contrôle dont la mission et les prérogatives répondent aux souhaits du "gendarme du marché". Concernant le critère "Investissement", qui englobe les processus d'investissement, les mesures d'efficacité, le suivi du niveau de risque et les transactions, le gérant se retrouve avec une note de 77 sur 100. Sur ce point, "l'accent est mis sur la philosophie de gestion qui repose davantage sur une approche microéconomique de gestion, active vis-à-vis d'indices de référence de la place, trouvant sa valeur ajoutée dans des anticipations à court ou moyen terme", fait remarquer M. De Batz. En plus, outre le fait que les décisions sont prises de manière collégiale, l'asset manager bénéficie des études et analyses faites par le Département Stratégie & Analyse pour son pôle de gestion actions. Cette démarche permet aux gérants d'effectuer de meilleurs placements, tenant compte des contraintes du marché d'asset management local, dont l'efficience n'est pas optimale, du fait de la taille réduite du marché. Au niveau des performances, le Directeur Général Adjoint de Fitch Ratings souligne que "les performances de gestion réalisées par l'asset manager se situent à un niveau globalement satisfaisant". Sur ce point, rappelons que Wafa Gestion a été, dans un souci de transparence envers la clientèle, la première société de la place à présenter en 1999 une certification de présentation des performances conformes aux normes de référence internationales GIPS, niveau I et II.
Une ntreprise innovante
Quant au critère "Risk Management", qui englobe les contrôles internes, les contrôles des prestataires, les conformités des investissements et les risques de marché, etc, Wafa Gestion a reçu la note 73 sur 100. Enfin, pour le critère de "Communication", qui regroupe les Produits & services et Reporting, Wafa Gestion a obtenu sa plus faible note, soit 70 sur 100. Pour ces deux derniers critères, tout en louant les efforts du gérant, Fitch Ratings note que "Wafa Gestion doit poursuivre ses efforts face à un potentiel important de développement de son activité". Ces efforts doivent toucher, entre autres, l'organisation, le renforcement des ressources humaines, les systèmes de reporting et informatique. Concernant le système, "l'asset manager repose à ce jour sur un ensemble de traitements manuels, de fichiers Excel et de progiciels de marché, en complément d'un système central de comptabilité des fonds (...) induisant que les gérants consacrent un temps conséquent au reporting", fait remarquer M. De Batz. D'où la nécessité d'une amélioration du système informatique. Globalement, Wafa Gestion était déjà conscient de ses faiblesses avant même de se soumettre au verdict de la notation. Ainsi, comme l'a souligné M. Abdelhak Errakhmi, Administrateur-Directeur Général de la société de gestion, "Wafa Gestion n'a pas attendu de connaître ses faiblesses à l’occasion de la notation pour apporter les améliorations recommandées par les experts de Fitch Ratings". Et pour preuve, poursuit-il, le gérant avait déjà entrepris des initiatives sur trois fronts majeurs. Le premier a trait au système informatique. Sur ce point, "Wafa Gestion avait décidé de se doter d'une nouvelle plate-forme informatique intégrée pour les fonctions de front et middle office, incluant des applicatifs dédiés aux fonctions de contrôle, ou la réorganisation de fonctions de contrôle interne et d'analyse financière", a souligné M. Errakhmi. D'ailleurs, poursuit-il, "l'appel d'offres concernant la nouvelle plate-forme a été clôturé le 12 septembre du mois courant et elle doit être mise en service au plus tard durant le premier trimestre 2004". Le second front concerne "la mise à niveau des processus pour parvenir à une organisation plus claire au sein de Wafa Gestion", note l'Administrateur Directeur Général de Wafa Gestion. Quant au troisième, il vise " les renforcements quantitatif et qualitatif des ressources humaines de Wafa Gestion". Dans ce cadre, outre le recrutement de nouveaux cadres, la formation continuera à occuper une place de choix dans la politique de la société. Actuellement, selon M. Errakhmi, "les deux tiers des effectifs de Wafa Gestion disposent de diplômes SFAF et l'objectif de la société est d'avoir des cadres polyvalents". Avec cette première notation d'une société de gestion de portefeuille au Maroc, Wafa Gestion tire une fois de plus le marché vers le haut. Cela, au grand bonheur des investisseurs institutionnels et particuliers, de plus en plus soucieux de transparence, rigueur et de performances des gérants. In fine, il est à rappeler que Wafa Gestion a été l'initiatrice de plusieurs innovations du marché de la gestion collective et qu’elle a été la première société à obtenir la certification AIMR. Moussa Diop
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