"Monsieur le Directeur,
J’ai l’honneur de me référer aux articles parus dans votre journal en date du 31 juillet 2003, relatifs à la C.M.M. et vous réitère mes vifs remerciements pour l’intérêt que vous portez à notre institution qui, eu égard à l’importance de sa mission, constitue un outil indispensable pour le financement des entreprises titulaires des marchés publics et parapublics.
Cependant et afin de mieux édifier vos lecteurs sur cet établissement, je vous apporte les précisions suivantes :
1°/ Article : “La C.D.G. prend la gestion de la Caisse Marocaine de Marchés”
Le financement des marchés ne représente pas un élargissement de l’activité mais constitue la mission d’origine de l’institution depuis 1950 afin de faciliter les réalisations publiques et parapubliques, plus particulièrement les travaux d’infrastructure (ports, barrages, routes autoroutes, aéroports, etc.), ainsi que les programmes de logements sociaux, d’alimentation en eau potable, les travaux d’électrification, etc.
Ce financement se décline en des facilités destinées à couvrir les besoins en fonds de roulement (préfinancement, accompagnement et mobilisation) et des cautions administratives données aux entreprises en substitution aux garanties pécuniaires exigées par les Administrations.
Ces concours qui représentent l’essentiel de notre intervention, permettent donc de satisfaire les besoins essentiels et nécessaires à la réalisation de certains marchés et ainsi l’activité de la C.M.M. n’est pas dispersée comme vous l’évoquez dans votre article. A cet égard, il convient de préciser que l’organisme n’intervient pas dans le capital-risque.
En ce qui concerne ce que vous qualifiez de “difficultés” au titre de l’exercice 2002, je considère qu’il s’agit plutôt d’une mesure d’assainissement qui s’est traduite par un effort exceptionnel de provisionnement par anticipation par rapport aux nouvelles règles prudentielles édictées par l’Institut d’Emission pour les sociétés de financement et qui, au demeurant, confèrent à ces sociétés la faculté d’étalement des provisions sur les exercices 2003 et 2004.
Par ailleurs, les provisions sont constituées en couverture de créances qu’il est prématuré de considérer comme étant irrécouvrables puisque des actions sont actuellement engagées pour leur récupération et certaines d’entre elles ont déjà connu des apurements ou des perspectives rassurantes.
Pour ce qui est de la transformation des crédits par signature en crédits par décaissement, elle reste non seulement exceptionnelle et ne se traduit nullement par aucune perte sèche comme vous semblez l’affirmer dans votre article.
2°/ Article : “Ce qu’il faut savoir sur la Caisse Marocaine des Marchés”
Les crédits de fonctionnement réalisés par effets revêtus de la signature de la C.M.M. sous forme d’acceptation ou d’aval sont effectivement escomptables par les banques, mais la rémunération de ces établissements n’est plus opérée par un taux réglementé par les autorités monétaires depuis la libéralisation des taux débiteurs.
S’agissant des avances directes, elles ne sont pas limitées à 15 Millions de DH par opération. Elles sont effectivement débloquées sur la base des justifications requises, mais dans la limite du plafond autorisé.
J’espère que ces précisions contribueront à mieux faire connaître, auprès de vos lecteurs, la C.M.M. qui demeure à votre disposition pour toute collaboration dans le cadre d’actions de communication susceptibles de faciliter l’accès des entreprises au financement des marchés publics et parapublics et contribuer ainsi à la réalisation des projets initiés par les pouvoirs publics sous les hautes orientations de Sa Majesté Mohammed VI que Dieu l’Assiste.
Vous réitérant mes remerciement pour l’intérêt et le soutien que vous apportez à notre Institution, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.
Ahmed Rhoulami"