Auteur : M.D.
En la qualifiant de «l’incomprise de la cote», les analystes d’Attijari Intermédiation annoncent tout le bien qu’ils pensent du raffineur dont le cours en bourse continue de pâtir du peu de confiance des investisseurs. La conjoncture internationale n’explique pas à elle seule cette situation. Le fait que le raffineur continue «à fonctionner avec une ancienne technologie à savoir l’hydroskiming» réduit considérablement ses marges, soutiennent les analystes. En plus, avancent-ils, avec cette technologie, la production de la Samir est en déphasage avec les besoins actuels du marché axée particulièrement sur le gasoil dont la demande augmente chaque année d’au moins 5 % et a atteint 3,7 millions de tonnes en 2007 alors que la production de la Samir s’établissait à 2 millions de tonnes. Reste que le raffineur s’est engagé dans un vaste programme de modernisation de son outil industriel avec à la clé le passage dès 2009 à la technologie d’hydrocraking qui augmentera de 50 % de la production du gasoil et améliorera significativement la marge brute de plus de 3 points, soit le double de celui de 2007. Partant, les analystes de la société de bourse restent confiants quant à l’évolution positive des principaux indicateurs d’activité et de résultats de la Samir. Pour eux, les premiers effets positifs de la nouvelle raffinerie se feront ressentir dès 2009 et ils pronostiquent sur un résultat d’exploitation en augmentation de 122 % à 1,1 milliard de dirhams et un bénéfice net en hausse de 88,7 % à 974 MDH. Et en 2010, la raffinerie devrait atteindre sa vitesse de croisière et afficher un résultat net de 1,5 milliard de dirhams. Partant des perspectives de croissance du raffineur et en se basant sur une série d’hypothèses et d’une actualisation de 9 %, «le cours objectif ressort à 1 200 dirhams», avancent les analystes pour qui «à partir de 2009, le titre devrait bénéficier de multiples attrayants, notamment un P/E de 9,1x et D/Y de 6,6 %». Du coup, ils réitèrent leur recommandation d’acheter le titre Samir.
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