Auteur : M.D.
L’ère du pétrole bon marché est du passé. A 125 dollar le baril du pétrole brut (159 litres), la situation devient intenable pour les budgets de nombre de pays non producteurs qui doivent, en plus, faire face à la flambée des produits alimentaires. Et le pire, selon les conjoncturistes, est que la tendance haussière est loin d’atteindre ses limites. Beaucoup pensent même que le baril pourrait attendre le seuil psychologique des 200 dollars. Et pour cause, l’offre mondiale de pétrole a du mal à s’adapter à une demande trop forte tirée, d’une part, par des taux de croissance élevées de la Chine, des pays émergents et quelques pays producteurs de pétrole en plein boom économique, et, d’autre part, par des structure économiques intensives en énergie. En clair, selon M. Koceila Maamse, «le répit ne viendra pas de la demande». Du coup, il faudrait miser sur l’offre et ce d’autant que ce ne sont pas les réserves pétrolières qui font défaut. Seulement, pour le responsable Marchés de Capitaux pour l’Afrique du Nord –Calyon, «le problème n’est pas celui des réserves mais les capacités à transformer celles-ci en capacités de production de pétrole». En clair, pour que l’offre énergétique puisse suivre la demande, il faudra consentir d’importants investissements énergétiques (pétrole et gaz) évalués à hauteur de 1 500 milliards de dollars d’ici 2030, rien que pour la zone MENA –Moyen Orient Afrique du Nord- qui contribue à hauteur de 35 % à la production mondiale pour environ 70 % des réserves pétrolières estimées. Or, «les plans d’investissement des pays de la région MENA sont insuffisants et demeurent en dessous des besoins identifiés par l’AIE (Agence international de l’énergie), sans compter que les investisseurs étrangers ne sont pas les bienvenus», explique M. Koceila Maamse. En plus, de plus en plus de producteurs de pétrole estiment que le prix du baril, compte tenu de la faiblesse du dollar et du niveau d’inflation, n’est pas surévalué. C’est dire qu’il faut désormais composer avec du pétrole cher au grand bonheur des spéculateurs qui ont une grande part de responsabilité dans cette flambée des cours de l’or noir.
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