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Concours bancaires : Les crédits à l’économie en forte progression de 23,02 %

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En dépit d’une conjoncture un peu atone avec un taux de croissance du PIB attendu de seulement 2,5 %, les concours des banques au financement de l’économie connaissent une trajectoire ascendante avec une cadence de plus en plus soutenue, comme en atteste les données du GPBM à fin octobre 2007. Cette dynamique a été permise d’abord par l’existence de ressources abondante et globalement bon marché. En effet, les ressources des banques se sont établies à 510,67 milliards de dirhams en hausse de 14,76 %, tirées notamment par des dépôts de clientèle en augmentation de 15,22 %. Il faut noter que les comptes chèque ont progressé de 19,74 % à 203,25 milliards de dirhams. Cette forte hausse trouve en partie explication dans les politiques d’extension des réseaux bancaires qui contribuent à l’amélioration de la bancarisation du pays. Il s’agit de ressources non rémunérées qui contribuent fortement à l’amélioration du coût de refinancement des banques. Les dépôts à terme n’ont progressé que de 7,93 % à 128,5 milliards de dirhams. Les banques essayent autant que possible de limiter les dépôts à terme qui sont rémunérés et qui contribuent ainsi à élever leur coût de refinancement.

Crédits immobiliers toujours en hausse

Coté emplois, l’encours global des crédits à l’économie s’est accru de 23,02 % à 399,33 milliards de dirhams. Cette croissance plus rapide des crédits comparativement à celle des ressources s’est traduite par une croissance de 7,2 % du à 78,2 % du coefficient d’emploi.
Notons que les créances sur clientèle qui constitue le gros des emplois ont augmenté de 20,3 %. Tous les types de crédits sont concernés par cette embellie. A commencer par les crédits immobiliers dont l’encours s’est apprécié fortement pour ressortir à plus de 93 milliards de dirhams. Ceux-ci sont dominés par les crédits immobiliers particuliers dont l’encours a augmenté de 22,72 % à 82,64 milliards de dirhams. Les conditions de crédits très favorables sont derrière cette embellie. Taux relativement très bas, quotité de financement dépassant parfois les 100 % et durées de remboursement établées sur plus de 20 ans sont autant d’ingrédients qui ont contribué à la forte hausse des crédits immobiliers. La tendance n’est pas prête à s’inverser à moins que l’inflation immobilière ne devienne un obstacle pour les particuliers qui souhaitent acquérir un logement. Outre l’immobilier, les crédits d’équipement continuent à croître à un rythme relativement soutenu avec un encours en hausse de 15,79 % à 74,1 milliards de dirhams. Les crédits à la consommation également ont augmenté de 34,43 % à 1718,68 milliards de dirhams.

Baisse des créances en souffrance

En gros, les progressions des concours bancaires à l’économie sont surtout le fruit des assouplissements des conditions d’offre des financements bancaires qui sont aujourd’hui perceptibles pour tous les types de crédits même si l’accent est souvent mis uniquement sur les taux des crédits immobiliers. Ces assouplissements, qui sont le fait d’un environnement économique plus favorable s’expliquent surtout par une intensification de la concurrence entre les différents établissements de crédits de la place et des coûts de refinancement de plus en plus bas.
Par ailleurs, l’expansion des crédits à l’économie se fait de manière plutôt saine. Bien que la course au volume joue un peu sur certains segments du marché entre les banques, il n’en demeure pas moins que celles-ci ne cessent d’affiner leurs outils de mesure des risques clientèles pour parer à tout risque systémique au niveau de la place. D’ailleurs, la mise en place dernièrement d’une Centrale des risques commune à tous les établissements de crédits va contribuer encore plus à maîtriser les risques liés à l’octroi des crédits au niveau du secteur.
Enfin, notons que les créances en souffrance du secteur bancaire ne cesse de baisser. Par rapport au début de l’année, les créances en souffrances nettes de provisions et d’agios réservés ont diminué de 16,58 % à 9,51 milliards de dirhams sous l’effet d’une maîtrise accrue des risques et des politiques de recouvrement qui apportent leurs fruits. Ainsi, le taux de créance en souffrance a chuté de 22,12 % pour ressortir à 9,65 % à fin octobre 2007. Parallèlement, la couverture de ces créances s’est améliorée de 1,06 % à 75,32 %.

M.D.



 

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