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GSI-CDVM, un cas d’école : Haro sur les petites entreprises…

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La périodicité  de notre publication ayant ceci de positif qu’elle permet de traiter l’information avec quelque recul, on fera remarquer que cette décision du CDVM a eu pour effet d’entraîner un lamentable phénomène de mise à mort de GSI de la part de plusieurs titres de presse. Etait-ce utile ou même nécessaire une fois que l’institution chargée légalement de protéger les épargnants et de veiller au bon déroulement des opérations boursières avait statué, en toute prudence d’ailleurs ?
On rappellera qu’avant l’arrêt de la campagne de souscription, GSI avait abondamment communiqué sur cette opération d’inscription à la cote, au travers notamment d’une conférence de presse, d’une note d’information visée par le CDVM et au moyen, également, de plusieurs entretiens accordés à la presse, dont La Nouvelle Tribune.
De surcroît, le Directeur général de GSI, M. Ibrahimi, n’avait pas caché que le but de cet appel à l’épargne publique était notamment d’assainir la santé financière de son entreprise en precisant qu il devait desendetter l entreprise. Les choses étaient claires et, jusqu’à la réaction «musclée» du CDVM, personne n’avait douté de la faisabilité, de la validité et même de la pertinence de cette introduction en bourse.
Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières, qui a estimé, sur la foi d’informations dont il n’a pas officiellement relevé la teneur à ce jour, qu’il fallait interrompre cette opération, arguant de son rôle de défense de l’épargnant.
Nul ne lui reprochera d’accomplir ainsi la mission qui lui est légalement et officiellement dévolue.
C’est sur la base de ce mandat que les services de Mme Taarji ont émis un communiqué précisant notamment:
«Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) porte à la connaissance du public que des éléments apparus postérieurement au visa de la note d’information relative à l’introduction en bourse de la société GSI Maroc ne permettent plus à ladite note d’information de donner une vision correcte et suffisante de la situation de la société concernée…». «…En conséquence, la souscription aux titres GSI Maroc en vue de son introduction en bourse, prévue du 21 au 23 novembre, n’aura pas lieu…».
À ce stade de l’affaire, il semblerait que plusieurs  créanciers de GSI aient prévenu le CDVM, ce qui aurait motivé sa réaction rapide et définitive. Mais, M. Ibrahimi, comme le prouvent ses propos publics, n’a jamais nié que l’introduction de sa société visait justement son assainissement financier. Voulait-on donc l’empêcher de le faire ?
Plus encore, pourquoi GSI Maroc a-t-elle été ainsi lourdement sanctionnée alors que tous les opérateurs et les acteurs boursiers ont en tête plusieurs exemples récents où «l’orthodoxie la plus stricte» n’a pas été vraiment respectée ?
Serait-ce parce que l’entreprise de M. Ibrahimi est une PME et qu’il est plus facile de la sanctionner plutôt qu’une entreprise publique ou une société de premier plan ?
On ne critiquera pas plus avant la décision du CDVM qui dispose peut-être d’éléments très convaincants, mais, en bloquant l’introduction en bourse de GSI Maroc, on adresse un signal non équivoque au marché et, surtout, aux épargnants et petits porteurs.
Car, c’est tout le process des introductions en bourse qui est ainsi atteint, surtout dans sa dimension PME-PMI, lesquelles constituent, on le sait, l’essentiel du tissu entrepreunarial national. On invite donc les épargnants à se défier des introductions en bourse qui seraient le fait d’entreprises qui, par le biais même de cette démarche, prennent l’engagement d’une gestion saine, transparente, fidèle aux principes de bonne gouvernance.
Pire encore, en livrant GSI Maroc à la vindicte publique (et à la plume assassine de quelques-uns), on casse, pour longtemps sans doute, cette société qui cherchait clairement à s’assainir.
Et, last but not least, on prouve, objectivement, sur la base d’exemples connus de tous, qu’il y a une discrimination entre les grands et les petits.

Afifa Dassouli



 

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