En cette occasion, plusieurs interventions ont été faites notamment celle de l’ARCIM, Association des Affiliés Retraités de la Caisse, par la voix de son président, M. Mohamed Khalki.
Celui-ci en effet, a axé ses propos sur les deux points de l’ordre du jour, c’est-à-dire la revue de l’exercice écoulé et le point sur la réforme entrée en application le 4 janvier dernier.
Pour M. Khalki c’est le rapport d’audit, exécuté par Price Waterhouse, qui a constitué l’essentiel des remarques de l’ARCIM sur le déroulement de l’exercice 2002. Plusieurs points importants méritent d’être relevés dans ce contexte et notamment le fait que la réserve de prévoyance, qui n’a pas fait l’objet d’une remarque de l’auditeur, n’a pas encore atteint la couverture de cinq années conformément à l’esprit et la lettre de la réforme antérieure. M. Khalki a même constaté que cette réserve avait en réalité baissé pour atteindre seulement une couverture de trois années à peine. De même, aucune remarque ou réserve n’a été faite durant l’audit sur la manière dont les titres en portefeuille ont été évalués en fin d’exercice. Ainsi, l’exemple de General Tire est cité par l’ARCIM pour prouver que la valeur résiduelle de ce titre a été surestimée par rapport à une réalité que M.Khalki estime connue de tous.
Par ailleurs, le président de l’association a soulevé la question de l’attitude de certaines compagnies d’assurances qui bénéficient de la "mansuétude" de la CIMR à propos du versement de la part salariale de 2002, en s’offusquant que 24 millions de dirhams aient été placés en compte d’attente, ce quia également été relevé par l’auditeur. Pour M. Khalki donc, cette attitude est d’autant plus préjudiciable aux intérêts de la Caisse que certaines compagnies ont bénéficié de l’échelonnement des parts salariés dues depuis 1995 jusqu’en 2006, sans porter intérêt alors que la CIMR est devenue déficitaire.
Évoquant la réforme adoptée récemment, le président de l’ARCIM a souligné son caractère positif et a souhaité que son parachèvement soit conduit dans les plus brefs délais, arguant que ce qui avait été adopté lors de l’AGE de mars 2003 ne constituait qu’un premier pan.
Il resterait, selon M. Khalki à procéder à la re-fondation juridique de la CIMR et à la rendre obligatoire pour tous les salariés. Par ailleurs, l’ARCIM milite pour la représentation des affiliés à tous les niveaux et rouages de la CIMR alors que la part salariale des cotisations vient d’être récupérée par la Caisse. En réitérant la nécessité de mettre fin à la situation de non-droit qui caractérise aujourd’hui encore la CIMR, le président de l’ARCIM a espéré que l’adhésion obligatoire des salariés serait effective avant la tenue du séminaire national sur la CIMR qui devrait avoir lieu durant la première quinzaine du mois d’octobre prochain.
Enfin, en guise de conclusion à son évaluation lors de l’AGO de la CIMR, M. Khalki, au nom de l’ARCIM, a souhaité le maintien au poste de Président de M. Abdellatif Jouahri, récemment porté à la tête de Bank Al-Maghrib par SM le Roi. De même, il a émis le vœu d’une prochaine nomination d’un directeur général de la Caisse qui viendrait épauler l’actuel président, ainsi que celle d’un actuaire, la CIMR étant la seule caisse de retraite au Maroc qui ne dispose pas d’une telle compétence !
Afifa Dassouli
M. Fathallah Oualalou reçoit le bureau de l’APSF
Le Conseil d’Administration de l’APSF, réuni le 26 juin 2003 à l’issue de l’Assemblée Générale Annuelle tenue le jour même, a reconduit, pour un nouveau mandat de trois ans, les membres du Bureau sortants en l’occurrence :
• M. Abderrahmane Bennani Smires (Crédor) : Président
• M. Abdelkrim Bencherki (Groupe Diac) : Vice-Président
• M. Mohamed Tehraoui (Chaabi Leasing) : Vice-Président
• M. Abdellah Benhamida (Dar Salaf) : Trésorier
Par ailleurs M. Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la privatisation, a reçu le lundi 21 juillet 2003, les membres du Bureau de l’APSF conduits par le président Abdrrahmane Bennani Smires.
Cette rencontre est quasi-traditionnelle au lendemain de chaque élection du Bureau de l’APSF.
La rencontre qui s’inscrit également dans le cadre de la concertation entre l’APSF et les autorités monétaires a été l’occasion pour les membres du Bureau de rendre compte au ministre des activités de l’association tant internes, au service de ses membres et de l’économie nationale, qu’externes, au service du rayonnement du Maroc.
Les membres du Bureau ont confirmé, à cet égard, au ministre la tenue, à l’initiative de l’APSF, du congrès annuel institutionnel des deux Fédérations européennes Leaseurope (Fédération des Associations des Instituts de crédit) à Marrakech du 28 au 30 septembre 2003 et l’ont invité à faire une communication lors de la séance inaugurale. Ce que le ministre a accepté “ avec plaisir ”.
Le ministre a félicité l’APSF pour les avancées qu’elle a réalisées depuis sa création et exprimé sa satisfaction de voir les sociétés de financement jouer le rôle qui leur revient au service du développement social et économique du pays avec de plus en plus de professionnalisme.
La rencontre a permis, par ailleurs, d’évoquer quelques questions parmi lesquelles :
• Le traitement de certains dossiers de crédits anciens des fonctionnaires
• La définition et les modalités de calcul du taux maximum des intérêts conventionnels des établissements de crédit
• Le traitement des crédits des fonctionnaires candidats à la retraite anticipée
• La commercialisation de produits d’assurances
• Certaines dispositions fiscales en matière de crédit-bail immobilier
Il a été convenu de constituer des groupes de travail ad-hoc pour traiter ces questions.