Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Finance
Introduction en Bourse, entretien avec M. El Ibrahimi DG de GSI Maroc : Les messages de M. El Ibrahimi aux souscripteurs

Auteur :

La Nouvelle Tribune : M. Ibrahimi, vous dirigez GSI Maroc dont vous êtes actionnaire fondateur, vous avez choisi de l’introduire en bourse, est-ce que les récentes OPV des sociétés informatiques vous y ont encouragé ?
M. El Ibrahimi :
L’introduction en bourse d’une société est un projet réfléchi qui doit être réalisé au moment opportun. Il s’agit pour un chef d’entreprise d’une décision importante, elle s’inscrit dans une vision à long terme et fait partie des étapes de la vie de notre entreprise. La preuve c’est que la première étape fut celle de la réorganisation de notre entreprise en certifiant tous les « process » dès 2004. Puis il a fallu procéder à la concentration du capital par le rachat de la participation d’autres actionnaires, puis à une première et seconde augmentation de capital pour se mettre aux normes exigées pour l’introduction en question. C’est donc dès la fin 2005 que la décision d’aller en bourse a été prise après la mise à niveau financière de l’entreprise et sa réorganisation. Sur le plan financier j’ai toujours raisonné en temps que directeur général d’une S.A et non pas en temps qu’actionnaire de référence du fait de l’ambition que j’ai toujours eu pour mon entreprise. Je prétends avoir toujours eu une vision dans ce sens. Mais en effet, on ne peut pas être indifférent à son environnement, et, la réussite des introductions en bourse de sociétés informatiques, m’a certainement aussi aidé à franchir le pas. Toutefois, les entreprises du secteur informatique qui se sont introduites en bourse ne sont pas des concurrents pour GSI. Chacune est dans un domaine différent HPS ou M2M sont sur des niches spécifiques, Matel et Distrisoft sont dans les métiers de grossistes de matériels informatiques alors que notre métier est celui d’intégrateur de solutions informatiques. Nous mettons en place des systèmes d’informations spécialisés. Tout client qui a besoin de mettre son informatique à jour va appeler un généraliste ou un spécialiste, nous sommes les deux en même temps.

En tant que jeune entrepreneur, pouvez-vous nous décrire votre parcours ?
J’ai créé GSI Maroc en 1989, pratiquement juste après avoir obtenu un doctorat en informatique des organisations à Paris. J’ai commencé ma vie professionnelle en tant que directeur d’une compagnie d’assurance pour à peine 18 mois. Convaincu que rien dans la vie n’est impossible, j’ai quitté ce poste pour créer ma propre entreprise que j’introduis aujourd’hui à la bourse. Ainsi, mon parcours qui n’a pas été simple peut se décrire rapidement.
Je suis actionnaire majoritaire et fais une introduction en bourse par augmentation du capital au profit de nouveaux actionnaires pour le tiers du capital. Je serai actionnaire principal auprès de ceux qui accepteront de m’accompagner dans l’avenir. Mais il y aura certainement d’autres évolutions du tour de table à mesure du développement de l’entreprise. 

L’OPV porte sur 26,4 millions de dirhams est-ce pour financer un business plan précis et lequel ?
Mon objectif est d’améliorer l’assise financière de ma société. Vous savez, j’ai personnellement construit l’édifice qu’est devenu GSI Maroc, pierre par pierre. J’ai besoin d’être appuyé voire soulagé et surtout accompagné. Je pense que l’ouverture du capital donnera à l’entreprise plus de notoriété mais aussi plus de moyens financiers pour réussir davantage. Il s’agit donc dans un premier temps de couvrir l’endettement de GSI en totalité et d’améliorer la santé financière de l’entreprise. Nous comptons aussi dégager un excédent de trésorerie pour financer l’implantation nationale et internationale de l’entreprise. L’assise financière d’une entreprise est un gage de sa pérennité. Après l’introduction en bourse nos capitaux propres passeront de 10 à 36 millions de dirhams soit plus que tripler.

Votre syndicat de placement est constitué de deux des plus importantes sociétés de bourse, ATTIJARI intermédiation et SAFA Bourse, Qu’en dites-vous ?
En effet, le fait qu’on ait gagné la confiance de ces deux sociétés de bourse est une grande chance pour nous. C’est la première fois qu’elles accompagnent une opération de petite taille. C’est pour GSI une reconnaissance. Malgré cette « caution » et la modestie de la taille de notre introduction, nous avons tenu à ce que les souscripteurs bénéficient d’un effet de levier de 50% contre 60% et même 90%  pour les précédentes introductions de cette année. En effet, GSI n’a pas la prétention d’être la première à réussir son introduction sans l’aide du levier bancaire mais surtout pourquoi accepterait-elle d’être la première à afficher un taux de satisfaction faible en absence de financement. Pourtant, le CDVM a tenté de nous faire accepter la règle des 100% de mise des souscripteurs.

Quels sont les messages que vous voudriez faire passer à vos futurs actionnaires à la veille de votre OPV qui intervient la semaine prochaine ?
Je voudrais souligner que GSI est une entreprise visionnaire, nous avons été les premiers à couvrir le territoire national en prenant le risque avant l’heure d’aller au delà de Casablanca-Rabat vers Tanger, Agadir, Marrakech et Laayoune. Le second point important c’est que nous avons toujours voulu aller en bourse, la preuve en est de notre engagement dans le processus de certification ISO 9001 version 2007 qui nous impose la contrainte de soumettre à des auditeurs tous les 6 mois le fonctionnement de nos systèmes. Le troisième message est que GSI Maroc a la chance de s’appuyer sur une équipe exemplaire qui coopère avec un niveau d’engagement et d’implication sans pareille à la satisfaction des clients. Je crois en une chose c’est que la réussite d’une entreprise est basée sur l’homme.

En termes de chiffres à quoi vous vous engagez à l’égard des futurs actionnaires de GSI ?
Ce que je promets aux futurs actionnaires n’altère pas ma volonté de faire toujours au mieux. Je dis à ces futurs partenaires que j’ai démarré cette entreprise à zéro aujourd’hui elle atteint les 100 millions de dirhams avec une évolution annuelle moyenne de 15%.
Le tissu économique marocain est constitué d’une proportion importante de PME-PMI, il faut que les chefs de ces entreprises sachent que ce n’est pas un projet si difficile à réaliser que de s’introduire en bourse. C’est le meilleur moyen de bénéficier d’une image de marque et d’un financement aux meilleures  conditions. De plus s’introduire en bourse est presque un acte de citoyenneté, de contribution à la mise à niveau de l’économie marocaine du fait de  l’adoption des exigences maximales de transparence.

Entretien réalisé par
Afifa Dassouli



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com