L’adoption des nouvelles normes IFRS a eu des impacts sur les états financiers d’Attijariwafa bank et ce du fait des principaux changements touchant le périmètre de consolidation, le bilan, les comptes de résultats, les capitaux propres, les méthodes comptables, etc. Côté impacts FTA sur les comptes du Groupe, l’application des normes IAS/IFRS sur le total bilan et les capitaux propres s’est soldée par des hausses respectives de 7,61 % (+10 557 MDH) et 7,44 % (+811 MDH). Les principales normes ayant contribué à l’évolution des capitaux propres consolidés part groupe sont l’IAS 27 et SIC 12 au titre de l’évolution du périmètre de consolidation, l’IFRS 3 au titre de la réévaluation du goodwill, l’IAS 39 pour la valorisation des titres et, enfin l’IAS 39 pour la dépréciation des créances. Pour ce qui est de l’évolution du périmètre de consolidation, notons qu’avec les IFRS, celui se détermine sur la base de la nature du contrôle (un contrôle exclusif, un contrôle conjoint ou une influence notable) sur les différentes entités étrangères dont le groupe détient des participations directes ou indirectes. Le Groupe a retenu dans sa méthodologie d’intégrer dans son périmètre de consolidation les entités dont il détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote existants ou potentiels, l’intégration des OPCVM dédiés de Wafa Assurance et exclu les entités contrôlées ou sous influence notable dont les titres sont détenus en vue d’une cession à brève échéance. Le Crédit du Maroc sort ainsi du périmètre de consolidation. L’évolution du périmètre s’est traduite par un apport de 858 MDH (hors effet impôts) en capitaux propres consolidés. Wafa Assurance, FCP Sécurité et FCP Optimisation sont les principales entités à l’origine de cette hausse avec des apports respectifs de 501 MDH, 212 MDH et 175 MDH.
Concernant le goodwill, la valeur nette comptable des goodwill à fin 2005 (FTA) a été retenue comme nouvelle valeur brute de référence pour les normes IAS/IFRS. Selon la méthode retenue (cf. endadré), l’impact sur les réserves consolidées (part groupe) ressort à 868 MDH (hors effet impôt) en FTA. Celui-ci est le fait uniquement de l’acquisition de la Banque du Sud.
Pour ce qui est des titres (valorisés au juste valeur ou au coût amorti) et dérivées (enregistrés au bilan dès leur négociation et comptabilisés à la juste valeur), ils ont contribué à hauteur de 573 MDH (hors effet impôt) à l’appréciation des capitaux propres (FTA). Enfin, au niveau des crédits, la dépréciation des prêts et créances a eu un impact sur les provisions d’un montant de -1 430 MDH (hors effet impôt en FTA. Cet impact sur les réserves consolidé est le fait d’Attijari Bank de Tunisie (-1 029 MDH) et d’Attijariwafa bank (-410 MDH). Notons que selon les nouvelles normes, une provision est constituée lorsqu’il existe un indice objectif de dépréciation sur des prêts classés en prêts et créances, et elle est déterminée par la différence entre la valeur nette comptable du prêt et le montant recouvrable estimé.
Enfin, signalons qu’en plus des principales normes citées, on notera également les impacts moins importants des Immobilisations (+74 MDH en FTA) et des Avantages au personnel (-133 MDH en FTA).
MD