Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Finance
Etudes et recherche : Attijari Intermédiation recommande Samir l’achat

Auteur :

La valeur Samir est l’une des rares de la place à ne pas profiter de l’embellie boursière qui prévaut au niveau de la place casablancaise. Alors que les indices MASI et MADEX trottent avec des performances annuelles respectives de 39,06 % et 40,31 %, l’action Samir ne réalise qu’un gain annuel de 2,18 % à 890 dirhams. Pourtant, tout semble militer en faveur du raffineur qui a engagé d’importants investissements pour moderniser ses outils de production avec la mise en place d’un hydrocraqueur permettant de produire des produits légers en quantités importantes. Une fois cette modernisation achevée, la Samir serait à même de subvenir plus efficacement à la demande nationale quantitativement et qualitativement (en ramenant la teneur en souffre du gasoil à 50 ppm), conserver ses parts de marché érodées par les importations, améliorer sa compétitivité sans soutien tarifaire, accroître la part à l’export et tirer profit de la forte demande mondiale de produits légers à forte valeur ajoutée (gasoil, kérosène, etc.). La marge de raffinage, différence entre la cotation du produit fini sur le marché international et le prix du brut, devrait s’améliorer de manière significative. Mieux, pour la Samir, la modernisation de l’outil de production devrait se traduire surtout par une amélioration significative de la marge de raffinage qui est la différence entre les prix de vente du raffineur aux distributeurs et le prix du pétrole brut acheté sur le marché mondial. C’est cette marge, appelée communément coefficient d’adéquation, qui permet à la Samir de supporter les variations à la baisse des prix des produits raffinés à l’international. En 2006, la marge de raffinage de la Samir s’est établi à 2,5 $/bbl contre 4,3 $/bbl pour la marge de raffinage à l’international (référence Rotterdam). Cette situation découlant essentiellement de la vétusté de l’outil de raffinage, les investissements consentis devraient se traduire par une nette amélioration de la marge de raffinage de la Samir qui pourra ainsi atteindre 7,5 $/bbl en 2009e.

Valeur attractive
Cette nouvelle donne devrait se traduire par une amélioration significative des résultats de la société du fait de l’impact positif de la hausse de la marge de raffinage sur la marge opérationnelle. Cette dernière qui ne s’était améliorée que de 1,3 % devrait croître de 6,1 % à l’horizon 2009e. Parallèlement, le résultat net, après avoir décroché en 2006 de -42,3 % à 435 MDH, devrait se stabiliser cette année autour 430 MDH avant de croître rapidement et s’établir aux alentours de 1538 MDH en 2009e, selon les estimations d’Attijari Intermédiation.
Par ailleurs, la valorisation du titre par la méthode d’actualisation des cash flows futurs -partant d’un certains nombre d’hypothèses dont un Wacc de 9,86 % incluant une prime de risque marché de 8,4%, un béta de 1,5 et un effet de levier de 105%, fait ressortir le cours théorique de la Samir à 1 260 dirhams, contre un cours de référence de 850 dirhams (22 octobre 2009), offrant ainsi un potentiel de croissance de 48 %. En plus, «le P/E de 6,2x en 2009e fait de la Samir une valeur particulièrement attractive». In fine, «nous recommandons d’acheter le titre Samir jusqu’à hauteur de 1 260 dirhams l’action», concluent les analystes d’Attijari Intermédiation.

MD



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com