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ONA : Normes IFRS, encore plus de transparence pour les actionnaires

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Le groupe ONA a choisi début 2005 de basculer aux normes IFRS  ; 2006 correspondant à l’exercice de transition au référentiel international. Ce choix est intervenu dans un contexte d’internationalisation du groupe (investisseurs, partenaires, analystes…) et de double cotation (Paris et Casablanca) ; ce référentiel comptable internationalement reconnu permettant une comparabilité des états financiers du groupe. Les normes IFRS, qui ont été recommandées par la Banque Mondiale constituent un référentiel comptable de consolidation qui donne aux investisseurs une information économique et transparente des états financiers. Les normes IFRS apportent des concepts novateurs comme la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique ou la juste valeur, concept qui a entraîné une remise en cause partielle des principes de prudence et de coût historique.
Les trois chantiers les plus difficiles à mettre en œuvre et les plus impactants pour l’ONA ont été le retraitement des instruments financiers et des engagements de personnel ainsi que l’application de la méthode de l’amortissement par composants. Cette méthode, qui détermine la durée de vie réelle (économique) de chaque composant traduit une appréciation plus juste des actifs immobilisés.

Impacts

Le passage au référentiel international a aboutit à une augmentation du total bilan au 1er janvier 2006 de 3.400  MDH, soit une hausse de 10,2% par rapport à la présentation du bilan en normes marocaines. Les principaux impacts sur le bilan d’ouverture au 1er janvier 2006 ont été la réévaluation des terrains pour +1.211 MDH, le retraitement des amortissements pour +1.397 MDH et l’évaluation des titres à la juste valeur pour +633 MDH. Le passage aux IFRS s’est également traduit par une augmentation significative de l’endettement net du groupe ; au 1er janvier 2006, il s’élevait en effet à 7.973MDH en IFRS contre 6.022MDH selon les normes marocaines. Cette augmentation est due principalement à la prise en compte des engagements du groupe et plus particulièrement des entités minières, en termes d’instruments dérivés de couverture pour 1.759  MDH.
Quant au résultat net consolidé, l’impact a été une diminution de 60 MDH. Cet effet négatif s’explique par la prise en compte dés la décision (et non plus lors de la mise en œuvre comme c’était le cas avec les normes marocaines) de la cession de la participation d’Axa assurances Maroc. Si l’on excluait cette opération, on aurait un impact IFRS largement positif sur le compte de résultat 2006. Toujours dans le but de fournir une information plus transparente et plus fiable, des reclassements ont été opérés, comme la prise en compte des éléments non courants (extraordinaires) au niveau du résultat d’exploitation et la présentation séparée d’un résultat des activités abandonnées.
Selon le directeur financier de l’ONA, M. Ouriagli «les normes IFRS ont apporté un surplus de transparence pour les actionnaires et une meilleure vision pour le management».  L’ONA fait figure de précurseur en la matière et a reçu les félicitations du CDVM : «il est grand temps qu’à son exemple le marché financier se hisse aux normes internationales.» L’ONA, qui est cotée également à Paris devrait publier des informations trimestrielles à partir du 15 novembre prochain. «C’est une trend que nous allons suivre», a indiqué le Président du groupe, M.  Bendidi. 

Alix Fourier



 

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