| | Articles » Finance | | ONA, les résultats probants d’une stratégie dynamique et novatrice |
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Néanmoins, le Groupe ONA souffre essentiellement de l’appréciation des prix des matières premières du secteur alimentaire sur les marchés internationaux. Des hausses difficiles à compenser par l’amélioration de la productivité et qu’il est obligé de répercuter sur les consommateurs. Ainsi, alors que Centrale Laitière, ne s’approvisionnant qu’à concurrence de 20% à l’extérieur, arrive à tirer son épingle du jeu, Lesieur se bat pour maintenir ses comptes à l’équilibre tandis que Bimo souffre en plus d’une réelle concurrence. Mais, le groupe ONA qui, dans le cadre de la mise en harmonie de son portefeuille industriel tient autant au contrôle de ses sociétés qu’à ses activité traditionnelles, s’oriente vers des relais de croissance à travers trois nouvelles sociétés que sont Onapar, Maréva et Wana. C’est dans Wana, opérateur de télécommunications, que le groupe ONA a fait le plus gros effort d’investissement, sachant que l’immobilier, qui n’est pas réellement une nouvelle activité, a été plutôt réorienté et que Nareva, filiale dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement, est encore à la recherche de grands projets. C’est ainsi que WANA vient de finaliser avec les banques la mise en place d’un crédit syndiqué de 3 milliards de dirhams et a conclu avec ses co-actionnaires ONA et SNI une augmentation de capital d’un milliard de dirhams. M. Saad Bendidi, PDG du Groupe, considère que le projet est entièrement financé avec 3,5 milliards de capital, lesquels pourront aller jusqu’à 5 milliards en cas de besoin et 3 milliards de dettes. Le projet Wana est bien lancé, en avance sur son business plan, avec plus d’un million de clients à la fin septembre 2007. Il est implanté dans 26 villes avec un service de mobilité totale prévu pour 2008. L’équilibre du projet devrait être atteint en 2010. L’ONA a aussi réalisé la transition vers la nouvelle norme comptable IFRS dans toutes ses filiales. Outre qu’elle est internationale, celle-ci permet donc aux sociétés marocaines d’offrir une lecture normée de leurs comptes et consiste en une évaluation à la juste valeur. Parmi les premiers impacts sur les comptes du groupe ONA, on peut noter la réévaluation des terrains sur la base de plusieurs expertises, mais certainement à un moment propice de pic de l’immobilier, d’où une appréciation des capitaux propres qui passent de 15 005 millions de dirhams à 15 573 millions de dirhams. De même, l’intégration du hors bilan entraîne, certes, l’augmentation de l’endettement du groupe de 3342 millions de dirhams à 9727 millions de dirhams, mais il a le mérite, comme l’a précisé M. Bendidi, de clarifier la situation. Ce qui est aussi très important à noter c’est que groupe ONA a réussi sa politique de synergies mise en place en 2005 avec un objectifs de gains escomptés de 195 millions de dirhams et qui lui a déjà fait économiser 94 millions de dirhams pour le premier semestre 2007. Elle dénote d’une meilleure organisation intragroupe pour la réalisation de synergies entre les métiers. Le groupe ONA semble avoir réussi sa mutation vers des pôles de profits nouveaux. Ainsi recadré, il ne peut que profiter du tournant économique pris par notre pays (compte non tenu de l’agriculture) comme le montrent les exemples de l’accord conclu avec Sonasid en juillet dernier pour le développement de l’éolien et l’examen actif d’opportunités d’acquisition ou de développement de centrales électriques à travers la nouvelle filiale du groupe Nareva. Afifa Dassouli
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