Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Finance
Emprunt obligataire international : Le Maroc a démontré sa capacité à mobiliser des fonds sur le marché international

Auteur :

C’est en présence de M. André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi, et des représentants des banques d’affaires étrangères et des représentants du microcosme financier du Royaume que M. Fathallah Oualalou, Ministère des Finances et de la Privatisation, et les représentants des banques d’affaires qui ont accompagné le Maroc dans cette opération –Citygroup, JP Morgan- ont signé le jeudi 19 juillet la documentation relative à l’émission obligataire de 500 millions d’euros sur le marché international. Cette signature bouclant l’opération d’emprunt et marquant le remboursement de la dernière dette onéreuse du Royaume a été l’occasion pour M. Oualalou de revenir sur les objectifs et les résultats de l’émission. Le premier objectif, souligne t-il, «s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la gestion active de la dette extérieure et consiste à améliorer le profil de cette dette afin d’aboutir à un portefeuille optimal en termes de maîtrise de risques et de visibilité sur les charges futures». C’est ainsi que le produit de cette émission a servi au remboursement par anticipation du reliquat de la dette rééchelonnée auprès du Club de Londres. «Nous avons donc remplacé une dette onéreuse, libellée principalement en dollar et assortie d’un taux d’intérêt variable (libor), par une dette, moins onéreuse, en euro avec un taux d’intérêt fixe», s’est réjouit le ministre.   Pour rappel, durant la période 1983-1992, durant la période du Programme d’ajustement structurel, le Royaume avait obtenu neuf accords de rééchelonnement de dette auprès des bailleurs de fonds des Club de Paris et de Londres. Le second objectif, visait à établir une nouvelle référence beaucoup plus avantageuse sur le marché international. L’objectif a été largement atteint en ce sens que le Royaume a pu lever des fonds sur le marché international avec un spread de 55 points de base, soit 4 fois moins que le spread obtenu lors de la précédente émission obligataire (215 pbs en 2003). A noter que sur le marché international, les pays émergents à même de lever des fonds avec un spread de 55 pbs ne font pas légion. Le Mexique, l’Afrique du Sud et la Tunisie en font partie. «Cette nouvelle référence ainsi établie profitera non seulement au Maroc, en tant qu’emprunteur souverain, mais aussi aux autres opérateurs économiques marocains ‘entreprises privées et publiques) en quête de financement désintermédié sur le marché international», a expliqué M. Oualalou. En plus, et grâce aux «road show» réalisés sur le marché international et visant à expliquer aux investisseurs étrangers que le Royaume du Maroc est engagé de manière irréversible sur un processus de modernisation. Les investisseurs ont répondu favorablement en ce sens que «75 investisseurs étrangers rencontrés lors des road show ont investi dans les obligations marocaines», s’est félicité M. Michel de Carvalho, Vice Chairman à Citygroup. A noter que les souscriptions globales se sont élevées à 1,7 milliard d’euros, soit une sursouscription de 3,5 fois.

MD



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com