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Banques-microcrédit : La SGMB accorde 373 MDH à quatre associations de microcrédit

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Fidèle à la mission citoyenne de sa maison mère, le Groupe Société Générale qui a intégré dès 1996 le développement durable dans sa stratégie, la Société Générale Marocaine de Banques (SGMB) a été l’une des premières banques à accompagner le secteur du microcrédit en octroyant des financements aux principales associations du secteur. Cette implication continue dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale via le financement des associations s’est traduite par l’évolution croissante des engagements de la SGMB qui sont passés de 4 MDH à la fin des années 1990 à 600 MDH actuellement.
Dernière en date de cette implication, la signature de quatre conventions de financement d’un montant de 373 MDH au profit de quatre associations de microcrédit: Al Karama (1,5 MDH), Fondep (33 MDH), Zakoura (118,56 MDH) et Al Amana 220 MDH). «A travers ces nouveaux crédits, la SGMB consolide davantage sa position de banque leader et de partenaire de référence pour le secteur du microcrédit au Maroc», a souligné M. Jérôme Guiraud, Président du Directoire de la SGMB. Avec ces crédits adossés partiellement à des placements en devises émanant de l’AFD, de l’Instituto de Crédito oficial d’Espagne ou à des contre-garanties délivrées par la Grameen Foundation et l’USAID, «les associations de microcrédit auront la possibilité de financer la demande croissante de populations à revenus insuffisants ou irréguliers, n’ayant pas accès directement à un financement bancaire, pour la création de micro-entreprises commerciales, artisanales, agricoles et touristiques», poursuit M. Guiraud.
«Même si le microcrédit n’est pas une panacée pour résoudre tous les problèmes liés à la pauvrété», comme l’a bien souligné M. A. Harrouchi, Ministre du Développement Social, de de la Famille et  de la Solidarité, il n’en demeure pas moins qu’il constitue un instrument à même «d’atténuer l’impact négatif des inégalités sociales», faisant ainsi un clin d’œil à l’attribution du prix Nobel de la Paix 2006 au père du Microcrédit.

Le rural encore marginalisé
Le Maroc, dont le secteur du microcrédit est une référence dans la région Afrique-Moyen Orient, pas moins de 700 000 personnes ont pu bénéficier des concours des associations de microcrédit dont 65 % de femmes, pour un encours global de plus de 1,5 milliard de dirhams. Toutefois, ces chiffres ne doivent pas cacher une certaine réalité. En effet, si plus de 73 % des pauvres du Royaume se concentrent au niveau des régions rurales, seulement à peine 20 % des clients des associations se trouvent dans ces zones. C’est dire que plus de 80 % de micro-entrepreneurs sont urbains ou périurbains. Pour corriger cette situation dramatique et lutter par la même occasion contre la paupérisation grandissante en milieu rural et lutter par la même occasion contre l’exode rural et la monté du chômage qu’il induit en milieu urbain, l’Etat et les associations de microcrédit ont signé une convention dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) au terme de laquelle les associations de microcrédit bénéficient d’une subvention de 200 MDH sur 5 ans pour renforcer les fonds propres des associations et les encourager par la même occasion à se redéployer dans les zones rurales ou sont concentrées les plus grandes poches de pauvreté. Reste que sur ce point, la bataille n’est pas encore gagnée. Et pour cause, les grandes associations de microcrédit ont leurs activités concentrées essentiellement au niveau des zones urbaines et périurbaines.

M.K.



 

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