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Les premiers fruits du partenariat stratégique entre La Marocaine Vie et la SGMB Assurances

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Publier le : May 15, 2003

La Marocaine Vie scrute aujourd'hui l'avenir avec plus de clarté et d'optimisme. Il faut dire qu'actuellement la compagnie bénéficie d'une conjonction de facteurs favorables. Son adossement au groupe Société générale, et donc au réseau de la Société Générale Marocaine de Banque (SGMB), l'avènement légal de la Bancassurance, l'augmentation du capital et la dynamique que connaît la branche vie du secteur de l'assurance sont autant d'éléments qui militent pour un redressement rapide de la situation de la compagnie d'assurance.
D'ailleurs, les comptes publiés par la société au terme de l'exercice 2002 sont globalement encourageants et augurent de bonnes perspectives. Ainsi, le chiffre d'affaires s'est établi à 475,9 MDH, contre 182,1 MDH, signant une progression exceptionnelle de 161,3%. Le partenariat avec la SGMB est à l'origine de plus de 57 %, soit 272 MDH, de la formation de ce chiffre d'affaires. Derrière cette forte hausse, il y a la progression des primes de l'épargne de 195,2 % à 406,8 MDH. La contribution du vaste réseau de la SGMB, en plus du réseau traditionnel de la compagnie, y est pour beaucoup. La hausse des primes s'est accompagnée d'un recul de -5,4 % des prestations servies par La Marocaine Vie qui ressortent à 90,5 MDH, contre 95,7 MDH en 2001, sous l'effet notamment du segment de Prévoyance non vie. Au niveau des prestations, il faut noter que celles concernant le segment Épargne n'a pas connu une variation notable, passant de 60,7MDH à 61,5 MDH. Conséquence, l'épargne nette a signé une progression significative impactant positivement sur l'évolution de l'encours de l'épargne de la compagnie qui passe à 1420,2 MDH.
Rendements en hausse
Au niveau du résultat d'exploitation, on note une forte progression des produits d'exploitation de +170%, à 103,3 MDH. Cette hausse est le fait notamment des rubriques Épargne retraite (+433,3% à 25,6MDH), Prévoyance (1 208% à 15,7MDH) et Produits financiers (+166% à 48,7 MDH). En dépit de leur forte progression, les produits d'exploitation n'arrivent pas à couvrir les charges d'exploitation de la compagnie qui ont atteint 124,2MDH en 2002, se répartissant en frais de gestion (69,3MDH) et intérêts servis aux assurés (54,6 MDH). Ainsi, les produits financiers sur lesquels compte le management de La Marocaine Vie pour un redressement rapide de la compagnie n'arrivent toujours pas à couvrir les intérêts servis aux assurés. Au total, le résultat brut d'exploitation (RBE) ressort à -20,9MDH, contre une perte de 84,2 MDH en 2001. Quant au résultat net, il accuse une perte de -53,1 MDH, contre 120MDH de perte en 2001.
En matière d'investissements, l'exercice écoulé a connu une progression notable des placements de la compagnie qui ont atteint 1 248 MDH, contre 872 MDH en 2001, soit une hausse de 43 %. Cette progression a surtout profité aux produits de taux qui ont représenté 62 % des investissements en 2002, soit 774 MDH, contre 329 MDH en 2001. Au delà de la hausse des investissements, pour M. Jean-Marie Stein, PDG de La Marocaine Vie, "l'objectif principal de la compagnie est de renouer avec la rentabilité de manière durable". Sur ce plan, les réalisation de l'année 2002 sont encourageants. Ainsi, le rendement moyen des actifs de la compagnie est passé de 2,06 % à 4,59 % en 2002. L'amélioration de la rentabilité, bien qu'appréciable, reste à améliorer pour que la compagnie puisse être en mesure de servir à ses clients un taux minimum garanti réglementaire de 3,25 % et couvrir ses frais de gestion. Dans ce cadre, un rendement minimum de 5 % est nécessaire. Selon M. Stein, "pour les trois premiers mois de l'année 2003, les placements en produits de taux ont dépassé le milliard de dirhams et procurent un rendement supérieur à 6%".

Les produits des taux

Cette amélioration n'est pas le fruit du hasard. Elle est le fruit d'une stratégie mûrement pensée. Celle-ci s'est traduite, d'une part, par l'arrivée d'un spécialiste financier de la SOGECAP pour gérer le portefeuille de la compagnie et former un cadre de la société aux techniques ALM (Asset Liabilities Management), compensant ainsi les carences de La Marocaine Vie en matière de gestion de portefeuille.
D'autre part, partant du fait que certains placements n'offraient pas de rendements suffisants justifiant leur maintien, il a été procédé à la liquidation de toutes les SICAV et FCP et les produits de cessions ont été réinvestis essentiellement en produits de taux.
L'amélioration des rendements augure de bonnes perspectives pour La Marocaine Vie. Les effets positifs du nouveau code des assurances dont l'officialisation de la bancassurance et l'ouverture accordée aux sociétés d'assurance sur les marchés étrangers sont autant de facteurs à même de contribuer au redressement de la filiale du groupe Société Générale. De même, le redressement des cours au niveau de la Bourse de Casablanca constitue un signe non négligeable à même de contribuer positivement à l'amélioration des résultats de la société. Seul hic, la reforme de la CIMR entraînera une perte du chiffre d'affaires d'environ 60 MDH.
In fine, tout milite pour que l'année 2003 soit celle de la fin de la traversée du désert pour La Marocaine Vie.        

 Moussa Diop



 

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