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Le premier trimestre 2003 analysé par BMCE Capital Markets Marché des Capitaux

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Publier le : May 15, 2003

L’évolution du marché des capitaux durant le premier trimestre 2003 a été marquée par les décisions prises par les autorités le 26 décembre 2002 visant à enrayer la liquidité persistante du marché. Outre le relèvement du cœfficient de la réserve monétaire de 10 % à 14 %, Bank Al-Maghrib avait procédé à la baisse des taux directeurs de 50 points de base et décidé la rémunération des comptes de la réserve monétaire au taux de 0,5 % l'an.
Ces décisions ont eu leurs impacts sur le marché des capitaux. D'une part, elles ont entraîné une remontée des taux monétaires qui ont rapidement rejoint le corridor formé par les deux taux directeurs pour se positionner en moyenne, depuis le début de l'année, à 3,24 %. D'autre part, avec "l'assèchement" de la liquidité, le système bancaire a recommencé à faire appel à la monnaie centrale, ce qui n'était plus le cas depuis août 2001. Bank Al-Maghrib a joué son rôle de régulateur de marché en satisfaisant à plus de 45 % la demande de liquidité du marché au cours du premier trimestre (appel d'offre à 7 jours). Les banques en "position très short" ont également fait appel à la pension à 5 jours. 
La liquidité incertaine et les sorties importantes de la monnaie fiduciaire se sont traduites par une envolée des taux au jour le jour. Ainsi, le taux moyen pondéré interbancaire a brisé le taux de refinancement bancaire à 5 jours (4,25 %). Actuellement, un certain équilibre prévaut sur le marché, même si des facteurs récurrents tel que le début ou la fin de la réserve monétaire, la paie des fonctionnaires ou encore les levées ou tombées en Bons du Trésor viennent impacter sur les taux monétaires induisant des fluctuations de faibles ampleurs.

26,8milliards de levées

Si les décisions prises par les autorités monétaires ont eu leur effet sur la résorption de la liquidité, le recours considérable du Trésor au marché des adjudications a également contribué aux resserrements de la liquidité durant le premier trimestre et par ricochet à la hausse des taux. En effet, pour faire face au déficit global de l'année 2002 et aux paiements d'importantes échéances de la dette, le Trésor a levé sur le marché, toutes maturités confondues, 26,8 milliards de dirhams. Plus de 63 % des levées ont concerné les maturités courtes. Les levées ont porté l'encours global de la dette interne à plus de 188 milliards contre 165,7 milliards à fin 2002, soit une progression de 13,5 %. Un peu plus de 12,8 milliards ont servi au remboursement de la dette. Les levées nettes se sont ainsi établies à 14 milliards de dirhams. Notons que le Trésor s'est fixé comme objectif de lever 27 milliards de dirhams à moyen et long terme, dont 44,44 % de renouvellement des tombées de même nature.
La pression du Trésor s'est traduite par une appréciation des rendements des maturités 13, 26 et 52 semaines qui ont progressé respectivement de 110, 121 et 153 points de base pour retrouver leurs niveaux de 2002. Au niveau des maturités moyen et long terme, le Trésor a refusé toute hausse brusque des taux. Cette situation a entraîné un décalage entre les deux courbes du marché (primaire et secondaire) contraignant les OPCVM, suite à un consensus des intervenants du marché, à l'ajustement de leur propre courbe de valorisation.                 

MD



 

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