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Etudes et recherche : Les meilleures stratégies d’investissement en Bourse selon BMCE Capital

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Le marché boursier a la cote actuellement. La reprise qui a suivi une longue période de crise et la consolidation de cette relance sous l’effet, entre autres, des nouvelles introductions en Bourse (BCP, Ittissalat Al-Maghrib, Lydec, Sothema, Dari Couspate, Risma, Mediaco Maroc, Cartier Saada, et dernièrement Addoha), des réformes entreprises, de la professionnalisation des intervenants, de l’amélioration de l’attractivité de la place casablancaise suite à la longue correction des cours…, a entraîné un certain engouement des investisseurs pour le marché bien orienté au cours de ces dernières années. Reste que ce ne sont pas tous les investisseurs qui arrivent à tirer leur épingle de la situation.
C’est dans cette optique que l’étude de BMCE Capital Bourse intitulée: “Place Boursière de Casablanca: quelle stratégie gagnante?”, trouve toute sa valeur. Les analystes de la société de Bourse se sont ainsi proposés de tester les différentes stratégies basiques d’investissement.
Partant de la philosophie d’investissement du gestionnaire d’actifs qui s’articule essentiellement autour de l’optimisation du couple Risque/Rendement, les gérants recherchent en permanence de multiples valorisation permettant à l’investisseur, particulier ou institutionnel, d’optimiser la sélection de titres. Il s’agit d’une opération qui n’est pas du tout aisée en ce sens qu’elle s’effectue “dans un univers de placement élargi et empreint d’une forte volatilité”, et qu’il est essentiel, dans ce cadre, “de choisir les indicateurs de mesure de performance qui disposent d’une grande capacité à capter le potentiel de croissance des valeurs”, soulignent les rédacteurs de la note de recherche.

Méthodologie

Pour la méthodologie devant aider à évaluer la performance des stratégies de types “value” et “growth”, les analystes ont choisi un échantillon composé de titres à forte volatilité durant la période d’étude de 10 ans (1995-2005), périodicité légitimée par l’existence d’un cycle boursier complet (phase de croissance, correction et forte reprise), et la disponibilité des données. La méthodologie repose également sur le principe d’investir uniquement dans un portefeuille constitué d’actions liquides cotées à la Bourse de Casablanca sélectionnées selon les ratios de pricing (D/Y –élevé, faible et augmentation du D/Y-, PER (faible, élevé et baisse du PER, et P/B –faible, élevé et baisse du P/B-) associés à chaque stratégie préalablement établie (Value Strategies, Growth Strategies et Relative Approach). Partant de l’approche utilisée, les analystes ont bâti neuf stratégies d’investissement autour de trois multiples de valorisation fondamentaux: Dividende Yield, Price Earning et Price to Book (voir tableau 1). Dix titres composent chaque pool avec des pondérations établies en fonction du poids du critère de performance retenu associé à la stratégie ciblée. Les portefeuilles établis sont mensuellement revalorisés et révisés au terme du premier trimestre de chaque année.
Ainsi, il ressort de cette étude que le portefeuille découlant de la stratégie Dividend Yield faible réalise une performance annuelle moyenne de +3,0% sur la période 1995-2005 alors que la sélection de valeurs répondant à la stratégie de Dividend Yield élevé signe un accroissement de 9,5% en moyenne par an. “Par phase du cycle boursier, les stratégies D/Y s’alignent sur un niveau de performance similaire entre 1995 et fin 2001. Toutefois, à partir  de cette date, la stratégie D/Y élevé enregistre une hausse exponentielle s’élevant à +25,5 % en moyenne par an, contre des progression cantonnées à +4,1 % pour le portefeuille D/Y faible et à +18,1 % pour la MADEX-Rentabilité Brute”, expliquent les analystes. La stratégie Dividend Yield élevé sur-performe également celui de la stratégie “augmentation du rendement de dividende ” qui réalise une performance annuelle moyenne de 8,7 %. La forte progression des dividendes yield enregistrée depuis 2001 s’explique essentiellement par les changements opérés en matière de distribution de dividendes par plusieurs sociétés cotées en vue d’optimiser leurs structures bilancielles mais aussi pour fidéliser davantage leurs actionnaires écorchés par la baisse des cours des titres cotés.

Le PER faible

La valorisation par le multiple Price Earning Ratio sur la base de multiple P/E faible fait ressortir des performances annuelles moyennes de +11,5% entre 1995 et 2005, contre -9,6 % et +8,2 % pour la stratégie inverse et le MADEX-Rentabilité Brute. La sélection d’actions découlant de la stratégie PER faible affiche aussi un rendement annuel moyen supérieur à celui dégagé par le portefeuille du critère “baisse du PER” dont la performance, durant la même période, s’établit à 7,0 % en moyenne par an.
Enfin, les stratégies Price to Book sous performent largement le marché durant la période d’étude. Le portefeuille respectant le critère Price to Book faible réalise un gain annuel moyen de 7,3 % contre 8,2 % pour le MADEX-Rentabilité Brute. Quant à la sélection de valeur traduisant la stratégie Price to Book élevé ne génère qu’un accroissement de 1,4 % en moyenne par an. De même, le portefeuille P/B faible réalise une performance meilleure que celle du pool de la stratégie “réduction du P/B ” qui n’affiche qu’une rentabilité annuelle moyenne de 2,2 %.
In fine, il ressort de cette étude trois résultats fondamentaux. D’une part, “sur le marché marocain, l’évolution comparée des performances des stratégies dites de base (D/Y élevé, PER faible et P/B faible) fait ressortir un avantage certain au pool formé selon la stratégie d’investissement PER faible. Cette prédominance est valable au niveau des rendements tant absolus qu’ajustés aux risques total et systématique”, notent les analystes de BMCE Capital Bourse. Ils avancent que sur la période 1995-2005, la valorisation des portefeuilles constitués montre que sur l’intégralité du cycle boursier, l’approche PER faible démontre sa suprématie. Cela s’explique par le fait que “dans un contexte de croissance modérée et de correction majeure, cette stratégie s’aligne sur la performance du marché tout en affichant des niveaux de risques faibles. Par ailleurs, le portefeuille formé sur la base d’un PER faible semble anticiper les phases de reprises et capitalise sur les mouvements haussiers du marché en affichant une performance sensiblement supérieure”, expliquent les analystes. D’autre part, les pools de valeurs traduisant les stratégies Price to Book ne sont pas recommandés du fait qu’elles “affichent des rendements tant absolus qu’ajustés aux risques nettement inférieurs à ceux du marché”, soutiennent les analystes de BMCE Capital. Enfin, “il apparaît clairement que la sélection d’actions découlant des stratégies de type value sur-performe celle à caractère growth”, concluent-ils.

MD



 

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