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EXCLUSIF : RISMA sur-souscrite 15 fois par les personnes physiques, 30 fois par les institutionnels !

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La période de souscription, initialement prévue du lundi 24 avril au vendredi 28 avril dernier, a été raccourcie de deux jours et l’offre publique ouverte, (OPO), a donc été bouclée en trois jours au lieu de cinq.
CFG Group, conseiller coordinateur global de l’opération, a tellement bien organisé la réussite de l’OPO que la note d’information relative à l’opération prévoyait de clôturer la période de souscription le mercredi 26 avril au soir, à la condition que la demande dépassât deux fois l’offre. Mais deux fois l’offre seulement paraît sans doute dérisoire, tant est connue la soif du marché en matière de papier et quand bien même il y avait derrière une telle décision, l’espoir d’améliorer le taux d’attribution.
En effet, les résultats de l’OPV ont dépassé tous les plafonds, l’attente du marché est telle que chaque opération d’introduction en bourse dépasse techniquement les résultats des précédentes.
Les souscripteurs ont été très réactifs sachant que la seconde tranche de l’OPV, dite pour "les investisseurs exprimant des ordres inférieurs ou égaux à un million de dirhams", était réservée aux personnes physiques et représentait 58,5% du nombre d’actions totales offertes et 11,9 % du capital après augmentation, tandis que la troisième tranche, réservée aux institutionnels, représentait  39% du nombre d’actions offertes et 8% du capital après augmentation.
Un communiqué de Risma annonce d’ailleurs que le prix de souscription serait connu ce jeudi 4 mai 2006 et que les résultats de l’opération seraient publiés au bulletin de la cote de Casablanca le lundi 15 Mai 2006, jour de la première cotation de Risma à la tête de la liste d’un nouveau secteur de sociétés cotées, celui des "Loisirs et Hôtels".
Mais La Nouvelle Tribune a pu avoir, en avant-première, les résultats globaux, et, de fait, les résultats de l’opération sont époustouflants pour les deux tranches publiques, celles de plus et/ou de moins un million de dirhams.
C’est ainsi que la tranche 2, réservée aux personnes physiques, a été sur-souscrite de plus de 15 fois avec 15 000 souscripteurs dont 95 % de nationaux, tandis que la tranche 3, réservée aux personnes morales et donc aux institutionnels, a crevé les plafonds avec une sur-souscription de 30 fois l’offre, soit 14 millions de titres demandés contre une offre de 406 250 titres sur un total de 1 041 666 offerts.
Le nombre d’intervenants de cette tranche a été de 400, réunissant les banques, les compagnies d’assurances, les OPCVM et autres personnes morales. La tranche 1, réservée aux salariés de Risma, a été bien maîtrisée avec une sur-souscription de 1,5 seulement.
En ce qui concerne le prix, du fait de la modalité d’introduction de Risma, celle de l’offre à prix ouvert OPO dans une fourchette de 210 à 240 dirhams, le souscripteur avait théoriquement le choix d’une offre comprise dans cette fourchette. Mais, compte tenu du succès de l’opération et des sur-souscriptions, le prix retenu sera donc très proche de la limite supérieure de la fourchette, soit 240 dirhams et Risma attribuera ses actions nouvelles aux plus offrants.
 Cependant, dans le contexte actuel du marché casablancais, commenter les résultats de l’OPV de RISMA devient particulièrement frustrant parce que la soif de papier relativise le succès d’une offre portée par une société, RISMA, aux indéniables qualités d’entreprise vedette.
En effet, sur un marché étroit, dominé par la sur-liquidité, et où l’arrivée de papiers neufs est toujours bien accueillie, la première explication de l’explosion de la demande est attribuée à l’attente du marché et à ses potentialités en termes de liquidités, d’autant que la taille de l’offre de Risma de 1 041 666 actions ou 250 millions de dirhams est particulièrement modeste.
Toutefois, il est indéniable aussi qu’on ne saurait nier à Risma ses mérites et encore moins sa qualité en tant qu’entreprise.
Le premier de ses mérites est certainement celui de s’introduire en bourse, le second de le faire par augmentation de capital et donc, de réaliser ainsi une opération de financement. Car, dans ce cas d’espèce, les actionnaires de Risma ne se désengagent pas de la société en cédant une partie de leurs actions sur le marché. Bien au contraire, ils appellent d’autres à se joindre à leurs engagements sur  la base d’un business plan prometteur et ambitieux.
Risma promet, en effet, une progression significative des bénéfices futurs. Déjà, dans ses prévisions antérieures, elle ne devait nouer avec les bénéfices qu’en 2006, alors qu’elle a réalisé un bénéfice en 2005, mais, surtout, elle a un programme d’investissements d’une enveloppe globale de 1,7 milliard de dirhams sur 2006-2009  dans le cadre d’un vaste plan de développement prévoyant notamment l’ouverture de 14 nouveaux hôtels au Maroc.
Les réalisations de Risma sur les quatre dernières années en termes d’investissements ont donc permis une création de valeur déterminante et positive. Au-delà donc du bon timing utilisé pour son introduction en bourse, il faut reconnaître que Risma, connue du marché depuis son émission d’ORA cotées en bourse, est d’ores et déjà réputée tenir ses promesses. Il est donc patent que le succès de Risma se poursuivra au lendemain de sa cotation, en s’exprimant par la manifestation d’une demande demeurée insatisfaite par la faible attribution de titres au terme de l’OPV et qui se traduira certainement par une explosion du cours de l’action.

Afifa Dassouli



 

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