La problématique du transport en commun s’est posée à M. Sajid dès son élection à la tête du conseil de la ville, comme l’un des points noirs majeurs de Casablanca, et à laquelle, il fallait apporter une prompte solution. La gestion déléguée s’est imposée comme l’unique issue à court terme. Une convention dans ce sens fut donc signée le 05 août 2004 entre le Conseil de la Ville et M’dina Bus. Les Casablancais s’étaient réjouis, croyant que leur calvaire avec les transports en commun prenait fin avec l’arrivée de la nouvelle entreprise. Si les objectifs affichés, lors de la signature dudit accord, par les deux parties pour améliorer la qualité des prestations du transport en commun, traînent et que certaines clauses n’ont pas été respectées (voir encadré), il semble que les choses ont fini par prendre la bonne voie. Mardi 4 avril, M’dina bus, recevait les clefs de 10 autobus, devant un parterre d’élus et de personnalités de la société civile. Cette première livraison, même si elle reste faible en termes de quantité, augure une étape importante pour le secteur pour ce qui est des normes internationales du transport public urbain. Ce qui n’est toujours pas le cas pour les véhicules de toutes les entreprises privées qui continuent de circuler et qui ne sont pas du tout conformes aux normes de sécurité et du respect de l’environnement. Selon M. Chrouat, président de M’dina bus, l’entreprise a entamé un processus de modernisation, qui va s’échelonner jusqu’à 2009, qui vise une“ offre de transport sécuritaire, fiable et respectueux du client et de l’environnement”. Ce qui a valu à M’dina bus, un investissement de l’ordre de 300 millions de dirhams pour 2006 et 2007.
Cette livraison qui fait suite à une importante commande, passée par M’dina bus à AVI, représentant au Maroc d’Irisbus Iveco, qui devrait livrer 800 véhicules au donneur d’ordre entre 2006 et 2009, dont 200 d’ici la fin de l’année. “ Cette commande a permis une ébauche de réorganisation de l’industrie marocaine du secteur. ”, explique M. Chrouat. En attestent les investissements engagés. Le groupe Hispano-Tata Motors, a investi quelque 225 millions de dirhams dans le cadre d’une convention signée avec le Gouvernement marocain, au moment où AVI a injecté près de 100 millions de dirhams. “ Des investissement auront incontestablement des retombées économiques et sociales. ”, a rappelé M. Chrouat, précisant que l’objectif de la délégation de la gestion du transport public, étant de permettre un saut qualitatif des transports en commun et la promotion du processus de fabrication, gage de qualité et enfin de maximiser des investissements sus-cités sur l’économie. Dans cette optique, aussi bien M Sajid que le président de M’dina bus, ont rappelé que l’entreprise délégataire n’a pas seulement respecté ses engagements de garder tous les salariés de l’ancienne RATC, mais elle en a recruté quelque 800 nouveaux recrues. “1000 autres emplois sont encore à pourvoir pour arriver à 1800, d’ici fin 2006 ”, rappellent les signataires.
L.O.