L’Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile (AMICA), vient de présenter les grandes lignes de son programme de développement du secteur du montage et d’équipement d’automobile. Cette action s’inscrit dans le cadre du programme d’aide EME. M. Mohamed Moamah, Président de cette association a souligné que toute la coopération avec la délégation de la Commission Européenne appuyée par le ministère de tutelle vient à point nommé consolider l’image montante du Maroc en tant que site de production potentiel et compétitif au niveau de la région Sud-méditerranéenne. « En témoigne, l’intérêt manifesté à la privatisation de la SOMACA par plus d’un constructeur», précise-t-il. En terme d’orientation générale, l’association est on ne peut plus claire. Compte tenu des objectifs exprimés par les professionnels du secteur et de l’autorité de tutelle consistant à atteindre un volume de vente de véhicules neufs de 100 000 voitures en 2010 contre 45 000 en 2002, et eu égard aux enjeux économiques et technologiques de l’industrie automobile et de l’impératif de sa mise à niveau, l’AMICA vise la structuration et la valorisation des équipementiers en particulier et du secteur en général. Pour ce faire, elle oriente ses travaux de concert avec le ministère concernés en s’appuyant sur les différents programmes financés par la Commission Européenne selon des axes bien définis: Défense des intérêts de la profession , renforcement de la communication et de l’information structurante, accroissement de la compétitivité des membres, développement des partenariats et de l’export. Ce programme comporte des axes opérationnels communs qui servent l’ensemble des membres de l’association, mais également des axes spécifiques à chaque segment de l’AMICA. Pour ce qui est de l’accord de partenariat AMICA/EME, il procède essentiellement à la mise en place des plans d’action et d’assistance technique en faveur des entreprises membres de l’AMICA. A travers cette convention, l’association entend encadrer ses membres équipementiers pour faire face à la concurrence étrangère qui s’intensifie au rythme du démantèlement douanier dans la perspective de l’établissement de la zone de libre échange. Pour ce faire, l’association, en partenariat avec EME, a lancé le premier jalon de leur mise à niveau par le biais de l’accompagnement d’une vingtaine d’entreprises à la certification selon les dernières normes en vigueur au sein de la profession, notamment, ISO TS 16949 ( elle bénéficie pour une période d’une année d’une expertise d’EME formée de 4 experts nationaux et 4 experts internationaux). Dans le même sens, il a été prévu le développement d’approches partenariales comme mesure d’incitation à l’investissement, à la promotion des exportations et à la consolidation du tissu de la sous-traitance.
H.Z.