Le dixième anniversaire de la création de la Caisse marocaine des retraités n'est pas passé inaperçu en raison des réformes qui ont été entamées pour faire de cette institution l'un des vecteurs du développement durable et de la cohésion sociale. La CMR, un organisme en nette adéquation avec la modernisation de l'administration. Une démarche bien réfléchie qui a débuté depuis la réforme en 1996 de ce qu'il convient d'appeler le repos du guerrier, après tant d'années de corvée au service du pays. C'est une nouvelle vision qui se met en place lentement mais sûrement avec l'engagement de la direction à faire des pensionnaires le partenaire incontournable des différentes actions à mener. Et ce n'est pas fortuit si les décisions prises par les pouvoirs publics afin de consolider l’équilibre financier des régimes reste une préoccupation majeure. En effet, conscients des défis actuels et futurs qui menacent le système de retraite de la fonction publique, les pouvoirs publics ont pris un ensemble de mesures dont, entre autres, l’augmentation du taux de la contribution patronale de 7% à 14% pour le régime des pensions militaires ; l’augmentation du taux de la contribution patronale de 14% à 20% et salariale du régime des pensions civiles pour atteindre 20% en 2006 au lieu de 14% en 2003. Dans ce contexte, les responsables ne se sont pas arrêtés à ce stade puisqu'ils ont aussi décidé du relèvement de l’âge de départ à la retraite pour le personnel militaire sans oublier le versement de l’État de 11 Milliards de Dhs au titre des arriérés. Cela s'est consolidé par l’engagement de l’État à verser 7,5 milliards de Dhs pour neutraliser l’impact financier de l’opération du départ volontaire. Avec une
réserve estimée à 41 milliards de DHS à fin 2006, la CMR participe activement au financement de l’économie nationale par ses interventions sur le marché financier.Tout ceci ont été dévoilés lors d'une conférence de presse préside le ministre des Finances et de la Privatisation, M. Fattah Oualalou, en présence du Directeur de la CMr, M. Ahmed Bendriss. Une façon de dire que les réformes à la CMR ont porté leurs fruits.
Mamady Sidibé
Le social en prime
À la Caisse marocaine des retraites, les décisions d’ordre social ont trait à l’amélioration du niveau des prestations portent en particulier sur l’élargissement de l’assiette de calcul de la pension à l’intégralité des indemnités statutaires et permanentes sans oublier l’instauration d’une pension minimale de 500 Dhs par mois pour les affiliés qui ont cotisé au moins 5 ans ou décédés en activité, ainsi que la généralisation des dispositions de la réforme de juin 1997 à l’ensemble des retraités d’avant cette date. La mission financière impose à la CMR de veiller au maintien de l’équilibre financier à long terme desdits régimes en constituant les réserves légales et en fructifiant au mieux les fonds disponibles.