Quelque 21 millions de qx de blé tendre ont été écoulés à la fin du mois de septembre 2006. En glissement annuel, cela représente une augmentation de 53%, et dépasse de 27% la récolte record de 1996, selon un communiqué du Ministère de l’Agriculture.
Le blé tendre, denrée alimentaire de base au Maroc, a bénéficié cette année d’un soutien renforcé du Gouvernement pour sa commercialisation. La source, qui émet cette proposition, précise qu’une si importante production céréalière, lors de la dernière campagne, ayant atteint 89 millions de quintaux dont plus de 42 millions de blé tendre, non régulée, aurait eu pour conséquence un effondrement des prix sur les souks et halles aux grains. Ce sont donc de nouvelles mesures, qui ont permis de mettre l’accent sur la qualité, élément déterminant dans les transactions commerciales. Celles-ci tiennent à une amélioration du régime de commercialisation de la production nationale et au maintien d’une protection appropriée à la frontière durant la période de collecte et d’écoulement de la récolte. Les spécialistes du Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural, et des Pêches Maritimes (MADRPM), ne donnent aucun détail supplémentaire sur les tenants et aboutissants de cette seconde mesure. Mais on peut aisément croire à une hausse des taxes, ou à l’instauration de normes.
Quant au régime de commercialisation, nous apprenons qu’il a porté sur le maintien du prix de référence de 250 Dh/ q pour une qualité standard, et sur la généralisation de l’octroi de la prime de stockage à l’ensemble du blé tendre collecté au 30 septembre 2006, par les organismes stockeurs. Aussi, il a instauré un système d’appels d’offres pour l’approvisionnement des minotiers en blé tendre pour la fabrication des farines subventionnées.
En tout cas, l’agriculteur y a trouvé son compte, vu que le prix du blé tendre s’est situé autour d’une moyenne de 240 Dh/ q. Bien entendu, selon la qualité, le volume des stocks disponibles et les coûts de transport, les prix varient d’un point de vente à un autre.
Considérant la collecte par région, Fès avec plus du tiers, et puis, dans une moindre mesure, celle du Grand Casablanca, la Chaouia-Ouardigha et Doukkala-Abda, avec un dixième chacune, ont été les quatre régions, qui sont sorties du lot. Par groupes d’opérateurs, la répartition révèle que les commerçants avec 64% continuent d’assurer l’essentiel des transactions, suivis des coopératives 17% et des minoteries 19% de la collecte, contre respectivement 69%, 18% et 13%, un an auparavant.
D. MB.