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Ordre des Experts Comptables : Le Président de l’IFAC à Casablanca

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Le temps de l’absence de réglementation et d’organisation dans la profession comptable, au Maroc est révolu depuis belle lurette. En recevant le Pape de la Comptabilité, M. Graham Ward, Président de l’Ifac, pour International Federation of Accountants, à la Salle de Conférence de la Bourse des Valeurs de Casablanca, la semaine dernière, l’Ordre des Experts Comptables du Maroc (OEC) réaffirme ses aspirations de coller aux normes et standards internationaux. M. Ward soutiendra, à juste titre, que la profession comptable a un rôle important à jouer dans le développement et la stabilité des économies. Après les scandales financiers qui ont secoué le monde, au cours des années 2002, 2003 et même 2004, avec Enron, World Com et Parmalat, l’Ifac, qui a été créée officiellement au Congrès International de Comptabilité de Munich en 1977, pour développer et promouvoir à l’échelle mondiale une profession comptable, agissant de concert et se conformant à des normes harmonisées, répond parfaitement à cela. Le Président de l’Ifac a réaffirmé, devant ses pairs marocains, l’engagement de l’association qu’il dirige dans ce sens, et sa mission de servir l’intérêt public en engageant l’adhésion à des standards de qualité pour favoriser le développement des économies nouvelles. Cette mission est, de son avis, partagée par les 163 organisations de 120 pays regroupant plus de 2,5 millions d’adhérents, membres à part entière de l’Ifac.

Un soutien spécifique aux petites entités

Dans un pays comme le Maroc où les PME-PMI constituent l’essentiel du tissu économique, M. Ward a mis l’accent sur l’actuelle force vive au sein de l’Ifac, que représente le Comité pour les Petits et Moyens Cabinets. Ces PME-PMI, créatrices d’emplois et de valeurs, entités soumises à des pressions de toutes sortes, susceptibles d’inhiber leur développement, mais qui n’ont pas de comptes publics à rendre, ont besoin plus que quiconque de régulateurs, de partenaires pour les aider à se conformer à des standards pour élaborer du reporting financier... Les Small and Medium Practices Committee et Developping Nations Committee, initiés en novembre 2003 à Singapour, et aujourd’hui institués en comités permanents de l’Ifac en sont les exemples patents. Aux Petits et Moyens Cabinets, qui se débattaient dans la complexité des IAS (International Standards on Auditing ou normes internationales d’audit), le Conseil de l’Ifac apporte des décisions rassurantes, puisqu’il a approuvé le développement d’organismes, tels que le PIOB (Public Interest Oversight Board) organisme indépendant de surveillance réglementaire, en accord avec les autorités de régulation financière.
A en croire le Président de l’Ifac, parce que les valeurs d’éthique, d’intégrité et de transparence..., vecteurs de la croissance économique, exigent l’attention de tous les décideurs, il tend la main aux professionnels pour parachever le progrès des pays en développement, par la réduction de la pauvreté et plus de prospérité. En tout cas, au sein de l’Ifac, venue cautionner les orientations du Conseil National de l’OEC du Maroc, où le Comité des pays en développement est en train de préparer de nouvelles orientations pour aider ces pays à hisser la normalisation et renforcer la profession comptable, le soutien est explicite.
Les différents intervenants dont M. Fessal Cohen, Président du CNOEC, et le Directeur de la BVC, ont mis le doigt sur le fait que leur destin soit intimement lié et sur la nécessaire poursuite des chantiers du contrôle qualité et de la formation.
D. MB.  


L’IFAC, en bref

Composée de comités dits «d’intérêt public» qui élaborent des normes ou des recommandations spécialisées (audit, formation, déontologie, entités publiques, ...) et d’autres pour assurer le suivi de problématique particulière (PME, développement, ...) elle est gouvernée par une Assemblée Générale ou un Conseil. C’est ce dernier qui élit le Président et le Vice-Président ainsi que les membres du Conseil d’Administration ou Board, approuve les orientations et politiques proposées par le Board, et adopte le budget et les changements de statuts.
Le Board est composé des représentants d’organisations de 21 pays, du Président (élu pour deux ans), du Vice-Président (également élu pour 2 ans), et se réunit au moins 3 fois par an. Un Secrétaire Général permanent assiste le Président et le Vice-Président dans la mise en place des orientations décidées.
A côté de l’Ifac, existe l’IASC, International Accounting Standards Committee), créé à Londres en 1973 par 9 pays industrialisés dont la France. L’IASC, aujourd’hui IASB est une organisation indépendante de l’Ifac.
(Source: IFAC)



 

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