Prévu, à l’occasion de la tenue du Conseil d’Administration de la Fidef, le Symposium sur «Ethique et Déontologie de l’Expert Comptable- Commissaire aux Comptes», attend la participation de plusieurs experts francophones de renommée mondiale, mais aussi d’officiels dont le Premier ministre, plusieurs autres ministres (Finances, Justice, Commerce et Industrie... ), d’autorités locales, d’ambassadeurs, d’opérateurs privés, et de différents partenaires (DEPP, CDVM, BVC, Cour des Comptes, Représentants locaux de la Banque Mondiale, de la Commission Européenne, de l’USAID...), nous annonce-t-on. A l’amont d’un climat sain des affaires, le thème de cette rencontre, qui s’inscrit en droite ligne des efforts entrepris par le pays, pour attirer et rassurer les investisseurs, vient à point nommé. Pour annoncer l’évènement, il est d’abord revenu à M. Rachid Seddik Seghir, Trésorier Général du Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables et Président de la Commission Communication de l’OEC, d’introduire les intervenants, tout en soulignant l’importance du thème pour leur corps qui, dit-il, est régi par des règles déontologiques (dahir n°1-92-139 du 14 rajeb 1413 correspondant au 8 janvier 1993, portant promulgation de la loi n°15-89). Avant de donner la parole à M. Fessal Kohen, Président du Conseil National de l’OEC, il a rendu un vibrant hommage à M. Abdelkrim Hamdi, Président de la Fidef, sans qui, la manifestation n’aurait eu lieu au Maroc.
Le Président Kohen, visiblement fier d’accueillir un tel évènement, a souligné que le symposium, qui réunira plusieurs experts comptables venant de différentes régions du Royaume et de membres de la Fidef, s’articulera autour d’un thème qui intéresse la profession à double titre. Jeune et intrinséquement éthique et déontologique (par l’esprit et la lettre), la profession ne peut que s’enorgueillir d’une telle rencontre. Il a aussi indiqué que le symposium se déroulera en deux parties. Dans un premier temps, note-t-il, ses confrères locaux traiteront du vécu relativement au thème, une sorte de bilan sur les cinq ou six dernières années. Un benchmark de la déontologie et de l’éthique sur ce qui se fait à l’international sera aussi élaboré par ceux-ci. En second lieu, ajoute-t-il, les débats tourneront autour d’un panel d’Experts Comptables de l’IFAC, Français et Francophones, afin que leurs expériences, sur les 40 à 50 dernières années, et les différentes réformes, entreprises en France et en Union Européenne, puissent bénéficier à la profession au Maroc.
Une garantie suffisante
M. Hamdi a pour sa part mentionné que l’une des idées, qui sous-tend le symposium, était de rapprocher les deux instances que sont l’OEC et la Fidef, dont le Maroc est membre à part entière. L’esprit est de faire rencontrer les deux points de vue. Après avoir fait un bref descriptif de l’instance qu’il préside, il a réitéré l’objectif qui consiste à promouvoir le pays pour attirer plus de flux d’investissements. «Si l’investisseur trouve au Maroc une profession d’Expertise Comptable rassurante, c’est une garantie suffisante, cela crée une certaine confiance», a-t-il déclaré.
Quoi qu’il en soit, sachant que les instances experts comptables et commissaires aux comptes marocains, soucieuses de travailler selon les normes internationales de l’IFAC et riches des écarts survenus dernièrement au plan international, ont élaboré un Code des Devoirs Professionnels depuis belle lurette (5 à 6 ans) subdivisés en 97 articles répartis dans 6 titres comprenant surtout les incompatibilités et règles d’indépendance, les normes budget-temps et les barèmes des honoraires, le contrôle de l’activité..., s’ils restent à être officialisés par le Secrétariat Général du Gouvernement, la profession les applique de facto et s’attèle aujourd’hui à mettre en branle le contrôle de l’activité. Le Président de l’OEC a précisé que l’applicabilité se fera sur les comptes de l’exercice 2005, en juin prochain. Entre janvier et juin, les instances s’évertuent à la désignation des contrôleurs et des cabinets, et à la formation.
Concernant la rotation, la loi sur la sécurité financière, les professionnels s’accordent sur une rotation du Commissaire aux Comptes (C C) après deux mandats chez un même client, étoffer la SARL par la surveillance d’un C C, si elle atteint un certain chiffre d’affaires, sur la désignation des CC par appel d’offres..., gages de crédibilité.
D. MB.