L’alternative de l’hydrogène se précise de plus en plus pour le Maroc, afin de produire de l’énergie. Celle-ci devra se faire à partir du solaire. En effet, à partir de l’énergie solaire la production d’hydrogène permet de fournir du courant électrique et ainsi alimenter la ville, les ménages, l’agriculture, le parc roulant et diverses industries. D’après l’étude, réalisée par H2 Energy SA Maroc, qui soutient que l’avenir de l’énergie solaire ne se trouve pas dans le silicium, (voir Schéma encadré), la production d’hydrogène, comme source d’énergie, est très pertinente au Maroc. Cette entreprise, dont le PDG a fini par rencontrer les autorités de tutelle, notamment les ministres de l’Energie et des Mines et de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement et les convaincre, se base sur un nouveau système de concentration de lentille. De l’avis de M. K. F. Helmut Hoedt, Directeur de H2 Energy SA Maroc, c’est tout simplement l’avenir. Avec les Fresnellinsen homogénéisés, le rayonnement du soleil est perçu d’une manière égale sur la cellule. Cette entreprise se défend que c’est le meilleur système pour l’installation solaire et H2. A 2.850 kwh/m2 d’ensoleillement, se trouve un gain d’électricité récupérable à 450 kWh/m2. L’ensoleillement dans le sud du Maroc, zone très ensoleillée, permet de tels rapports, soutient-il. A titre d’exemple, grâce à ce procédé, comparé aux autres combustibles, le prix au kilomètre de l’hydrogène pour alimenter les véhicules pourra très bien concurrencer les autres.
Riche de toutes ces certitudes, le fondateur de cette société croit qu’il est nécessaire pour le Maroc de faire une étude de faisabilité sur l’alternative hydrogène, afin de rendre le pays indépendant à l’avenir.
L’avenir en Bourse
Loin d’être une utopie, de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, dans le domaine, peuvent faire du Maroc un pays non seulement indépendant énergétiquement, mais aussi et surtout un exportateur de cette denrée indispensable pour assurer un développement serein, notent les professionnels. Une méthode, qualifiée d’élégante (voir ci-contre), devra permettre de produire dans le sud du Maroc, l’électricité solaire pour la production d’hydrogène comme substituant au diesel et à l’essence. A en croire les initiateurs de H2 Energy la balle est désormais dans le camp des autorités pour trouver une plate-forme de travail pour faire l’étude de faisabilité.
M. Hoedt nous a informés qu’avec l’achèvement de l’étude technique et financière pour H2 et des procédés de recherche, il peut compter désormais sur l’aide américaine et européenne sur le marché des valeurs. Avec la confection d’un plan exact, de brevets certifiés et d’études financières mûries et attestées par les meilleurs cabinets de contrôle au monde, il est possible d’aller sur deux marchés prépondérants: le Nasdaq et les bourses européennes. Le fondateur de H2 Energy martèle que le projet a une valeur sûre et l’Etat a intérêt à le soutenir. Il poursuit, soutenant que: «Personne n’achètera à la Bourse de l’air chaud, mais seulement des projets bien ficelés et bien examinés». Preuve à l’appui, il cite le taux de succès exceptionnel des titres des collecteurs solaires en Allemagne.
Préparer le terrain
Se positionnant en partenaire idéal des nouvelles sociétés ,qui vont entrer en bourse une fois l’étude achevée, ce pionnier pour l’introduction de l’hydrogène comme alternative, assure le partenariat d’experts européens et américains (Brockerszene). En dehors de la place marocaine, qui n’est pas négligeable non plus, les potentialités d’exportation, dans un premier temps, de technologies et de savoir-faire aux pays noirs africains, puis d’énergie et de gaz en Europe, sont assez édifiantes.
Néanmoins, il est clair qu’il existe un gap de développement entre le Maroc et un pays européen comme l’Allemagne, par exemple. L’un des préalables à l’introduction d’une telle énergie de substitution, reste une plus grande orientation vers les technologies utilisant l’hydrogène comme combustible. Mais avec les avancées à pas de géants et le nivellement des technologies qui se fait avec une très grande célérité, y a-t-il seulement lieu de s’inquiéter.
Nous retenons que les systèmes de production et de financement, basés sur cette faisabilité permettront de se procurer des capitaux pour une production nationale, et aussi de trouver des financements pour exporter vers des pays moins avancés sur le plan technologique.
D. MB.