Le Directeur Général des Autoroutes du Maroc (ADM), M. Othman Fassi Fihri, peut se targuer d’avoir su mener avec dextérité le programme autoroutier national, devenant, de facto, un acteur incontournable de l’activité économique du pays quand on sait que la croissance s’accompagne toujours des infrastructures, notamment routières. Et M. Fassi Fihri a conscience du rôle dévolu à son département. En effet, dit-il, infrastructure et croissance économique sont en tout cas indissociables. Une évidence au point que l’on juge souvent du niveau de développement d’un pays à la densité de son réseau routier et autoroutier. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que la revue Itinéraire de l’ADM traite de ce sujet dans son édition de décembre. Car c’est à travers ce réseau que les échanges sont facilités ainsi que le désenclavement des régions et des villes. Pour comprendre l’importance de cette affirmation, soulignons que les autoroutes Casablanca-Marrakech et Marrakech-Agadir vont renforcer la collaboration et l’interdépendance entre les différents pôles économiques du Maroc. Dans le même ordre d’idée, il y a lieu d’évoquer l’axe autoroutier reliant Fès, Taza, Taourirt et Oujda qui permettra de désenclaver la région. Long de 320 km, la réalisation de ce tronçon redynamisera l’activité économique. Pour Karim Ghellab, le ministre de l’Équipement et du Transport, ces différents chantiers viennent ainsi couronner les efforts du Royaume dans son combat pour le désenclavement des différentes régions du Maroc. Techniquement parlant, le projet autoroutier du Sud est un ouvrage d’une longueur de 233 km. De par sa conception, cette liaison autoroutière prend son origine vers la fin de l’autoroute Settat - Marrakech, contourne la ville de Marrakech par l’ouest, passe par Chichaoua, Imintanout, Argana et Amskroud pour atteindre la ville d’Agadir. Sept points d’échange sont prévus au niveau des agglomérations traversées. Pour sa part, le projet de dédoublement linéaire, reliant l’autoroute à Essaouira via Chichaoua, confère ainsi au chantier lancé tout son caractère économique et touristique. En effet, de par ses retombées socio-économiques attendues, le projet devrait répondre au souci de réaliser un développement régional équilibré. Outre l’amélioration évidente de la qualité et la sécurité du transport, l’impact touristique de l’ouverture sur le littoral atlantique de la Région de Marrakech – Tensift - Al Haouz et un meilleur aménagement du territoire entre trois pôles touristiques majeurs, il devrait également avoir des effets bénéfiques sur les conditions de vie des populations, notamment celles des localités desservies. Pour les opérateurs, l’année 2006 sera charnière en matière de construction d’autoroutes.
M.S.