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15ème Conférence des Compagnies Aériennes Africaines : Vers le renouveau de l’aérien en Afrique

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Moins d’une semaine après avoir accueilli pour la première fois sur son sol New Route Africa, le Royaume du Maroc réaffirme sa volonté de  positionner en terre d’accueil de l’aérien sur le continent, en étant le pays hôte, du 13 au 14 mars à Casablanca, de la Conférence Annuelle des Compagnies Aériennes Africaines. Le thème  de cette année, qui a tourné autour de la maintenance et le financement des compagnies africaines : challenges et opportunités, a permis à l’expertise marocaine de s’exhiber au reste du continent. Les invites de la Royal Air Maroc, riche de son Centre Industriel Aéronautique, ou de Snecma Maroc (joint-venture entre Snecma et RAM), pour partager leur savoir-faire, aujourd’hui de notoriété internationale, ont trouvé, semble-t-il, un écho favorable. Aussi, l’énorme potentiel du continent africain dans l’aérien, après qu’il ait connu ces dernières années dans nombre de pays, dont les plus en avant, de graves récessions dans le domaine, dues à de la mauvaise gestion ou à la gabegie d’irresponsables, ne laisse personne indifférent. Le secteur aérien est porteur de progrès économique et social. Dans ce sens, c’est un vecteur de développement à promouvoir, a soutenu en introduction des travaux, M. Nick Fadugba, Président de la Conférence et PDG de African Aviation Services Ltd. De son avis, il est grand temps de mettre en place une industrie du transport aérien plus efficace, plus fiable et plus sûre, dans la mesure où, elle va entraîner le développement de l’Afrique. Les vœux de M. Brian Davies, Consultant et PDG de Ashurst Aviation Ltd (Royaume Uni), pour des travaux constructifs et productifs sont allés dans le même sens. Sachant que la libéralisation du ciel, en train de s’opérer un peu partout sur le continent, va permettre une multiplicité des choix et, par conséquent, une amélioration des prestations, les périples d’antan pour relier certaines destinations seraient bientôt aux oubliettes. Pour ce faire, il suffit de capitaliser sur les expériences réussies et de s’entourer de partenaires fiables. Comme pour orienter les opérateurs, M. Elijah Chingosho, Directeur Technique  AFRAA (Kenya)  a vivement remercié le pays hôte pour avoir crée un environnement si propice à la maintenance et à l’expansion du secteur.

La quête de l’excellence

Une telle rencontre, synonyme d’opportunités d’échanges et de concertation, favorisera certainement le renforcement de liens, comme l’a souligné M. Driss Benhima, PDG fraîchement nommé à la RAM. Après s’être félicité de l’intérêt que suscite la conférence, marquée par la présence des ministres Nigérian de l’Aviation le Professeur Babalola Borishade, et Marocain de l’Equiment et du Transport, M. Karim Ghallab, il a mis l’accent sur la nécessaire capacité d’adaptation et l’importance accordée à la sécurité après la crise qui a suivi le 11/9. Dans ce sens, dira-t-il, la RAM a défini des pôles métiers, tissés des partenariats féconds qui ont donné naissance à des structures de maintenance (SNECMA, Aerotechnics…), de câblages (avec Boeing et Labinal), ou à renforcer son Centre Industriel Aéronautique. Quant à l’ouverture sur l’Afrique, concrétisée depuis par la création d’Air Sénégal International en 2000, et qui sera suivie par d’autres naissances, telles qu’Air Gabon International, en juin 2006, puis avec le Congo Brazzaville, un peu plus tard, il a rendu un vibrant hommage à M. Mohamed Berrada, son prédécesseur, qui a raffermi cette coopération sud-sud, dans la droite ligne des orientations fixées par SM le Roi. Avant de conclure son intervention, il a signifié le rôle phare du transport aérien dans le développement économique du pays. M. Karim Ghallab, Ministre de l’Equipement et du Transport, confirmera, à sa suite qu’il est d’autant plus heureux de participer à cette rencontre, compte tenu du fait que ce secteur revêt une importance capitale dans l’économie du pays. Il a ajouté qu’en effet, c’est un secteur, qui a une place de choix dans la stratégie gouvernementale et à qui une dynamique volontariste a été insufflée. La libéralisation opérée en 2004, avec une ouverture aux compagnies régulières et l’octroi d’une seconde licence de handling en aéroports a permis d’accroître les fréquences et de faire baisser brutalement les tarifs des prestations au sol. Avant de conclure, il a décliné aux participants la segmentation du secteur en deux grands axes : faire de Casablanca un hub international (connexion aérienne et services de maintenance) et développement les dessertes point à point. 
Les ambitions du Nigéria, d’être, à l’horizon 2020, parmi les 20 économies les plus émergentes d’Afrique, que son ministre de l’Aviation, le Professeur Bababola Borishade, a exprimé, et l’état de désolation totale dans laquelle se trouve aujourd’hui son industrie aéronautique, avec une école de formation aux métiers de l’aéronautique fermée…, ont été largement suffisants pour mesurer l’ampleur des parts de marchés à gagner dans la région. Tout au long de son  intervention, il s’est adressé aux prestataires de services (cartographies, tours de contrôle, gestion aéroportuaire, handling, etc.) pour les inviter à participer aux appels d’offres de la reconstruction. Rassurant les opérateurs, il a souligné qu’un train de mesures, pour réformer et mettre à jour le secteur aérien, est pris pour s’inscrire dans la croissance.
Les différentes sessions, travaux et visites de sites, qui ont suivi, donneront très certainement un coup de pouce à l’industrie du transport aérien de l’Afrique, qui en a réellement besoin.

D. MB.



 

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