La Nouvelle Tribune : Quels sont les créneaux d’Antaresse.com ?
M. Harry Kahloun : L’activité générale de la société Antaresse.com est centrée sur l’édition d’ouvrages économiques. Ce sont surtout des ouvrages dont la grande utilité est d’orienter l’usager, de manière optimale, afin de trouver les bons interlocuteurs dans les différents organismes pour lesquels nous travaillons, ou par le TrombinoMaroc. Ce dernier a pour avantage de savoir qui fait quoi dans l’Administration Publique au Maroc. Nous partons du Palais Royal, en passant par chaque administration des ministères, les grandes institutions, les représentations diplomatiques, les partis politiques, les centrales syndicales, les wilayas, etc. Nous avons ainsi rassemblé pratiquement tous les grands décideurs du Service Public du pays. Ce qui nous importe, c’est que nos lecteurs puissent trouver l’interlocuteur adéquat.
Quel accueil a été réservé au TrombinoMaroc ?
L’ouvrage a connu un énorme succès ! Nous préparons d’ailleurs la cinquième édition. Retenez au passage que nous avons un lien et un partenariat très étroits avec le ministère de la Modernisation des Secteurs Publics, ce dont nous sommes très fiers. C’est un Département qui a beaucoup bougé, a fait émerger une vision, et a à son actif les bases du programme de départ volontaire de fonctionnaires… L’ouvrage s’améliore, s’enrichit d’année en année.
Nous avons été précurseurs dans ce genre d’ouvrage, car nous avons ressenti un réel besoin dans ce domaine. Aujourd’hui, il est quasiment impossible, sans cet ouvrage, régulièrement mis à jour, de savoir la composition de telle collectivité ou administration, eu égard aux changements conjoncturels qui se produisent dans une ossature et un protocole, par ailleurs constants. En outre, le TrombinoMaroc engrange des références de taille, notamment ces organismes français qui ont acquis l’ouvrage et ont avoué, que sans son apport, ils n’auraient pu se diriger directement vers les personnalités marocaines qu’ils désiraient inviter. Ainsi, les organigrammes apparaissent au grand jour, les partenariats se créent, et des synergies se font. C’est d’autant plus gratifiant que maintenant le TrombinoMaroc fait presque office de jurisprudence.
Gardez-vous une période de sortie régulière ?
En règle générale, le Trombino sort toujours vers les mois de mai-juin. Il se peut que cette année encore on sorte à cette période, mais vu les changements qui se font souvent dans l’Administration à chaque rentrée, il est possible que cette date soit changée.
Le TrombinoMaroc est-il sur le Net, sinon l’envisagez-vous ?
Nous sommes en train de préparer une version électronique, un CD. Nous ne voulions pas le faire pour cette édition 2005, pour des raisons d’environnement informatique. Le marché des ordinateurs en fonction manquait de machines dotées de mémoire assez puissante pour loger l’ouvrage. Il faut savoir qu’une étude, nous a appris qu’un CD du Trombino, avec les aperçus et photos de plus de 15.000 personnalités, aurait occupé une très grande partie de la mémoire des PC. Maintenant, ce n’est plus le cas, les machines sont beaucoup plus rapides et par conséquent, nous allons nous lancer dans une édition électronique. Nous avons d’ailleurs signé un partenariat, de telle sorte que toutes les éditions soient mises sous forme de CD, avec une possibilité de les avoir sur Internet.
En dehors du TrombinoMaroc, quelles sont vos autres publications ?
Nous en sommes à la réalisation de la troisième édition du Who’s Who in Morocco, qui est un dictionnaire biographique des personnalités du Maroc, tous secteurs confondus. Il regroupe aussi bien les personnalités marocaines vivant au Maroc ou à l’étranger, que des personnalités étrangères nées au Maroc. Il est vrai que le TrombinoMaroc avait pris une place importante dans notre activité, mais dorénavant, nous veillerons à ce que le Who’s Who in Morocco sorte tous les ans.
L’intérêt d’une telle édition est de présenter une sorte de panorama des personnalités qui marquent ou qui ont marqué le Maroc dans la Politique, les Affaires, la Science et la Recherche, l’Art et la Culture, le Sport, les Médias… Désormais, il aura un cachet local. Pour ce faire, nous avons sollicité les services d’un artiste peintre calligraphe marocain qui va insérer chaque lettrine dans des lettres calligraphiques arabes.
Pencheriez-vous alors vers l’élitisme ?
Je ne dirais pas cela. Notre Who’s Who in Morocco respecte en tous points le concept des Who’s Who internationaux. Cet ouvrage rend hommage, en les citant, aux compétences plurielles du Maroc, à toutes ces figures remarquables qui font avancer le pays, dans quelque domaine que ce soit. Grâce au Who’s Who, le Maroc peut présenter de manière explicite son riche patrimoine humain dans l’excellence et le mérite
Si je comprends bien, ces deux ouvrages se complètent ?
Ce sont effectivement des ouvrages complémentaires. Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a une carence d’informations sur les gens qui marquent. Ne serait-ce que sur les volets culturel et des affaires, les gens qui marquent sont méconnus ! C’est un peu dommage.
Par ailleurs, nous réalisons d’autres éditions, tel que le Répertoire du Patronat Marocain, des Trombinos spécifiques à certains organismes, comme celui de l’ODEP (Office d’Exploitation des Ports), de la Direction Générale des Impôts, en cours... Dans tous les cas, nos publications fournissent des informations importantes, de telle sorte que les prochaines parutions sont déjà très attendues.
Cet écho vous a-t-il conduit à capitaliser sur un travail, une étude…, pour organiser une manifestation ?
La conséquence du Trombino, nous a amenés à organiser prochainement un grand salon, le SICL, pour Salon International des Collectivités Locales (NDLR : prévu les 15 et 16 juin à Rabat), au siège de la Région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, présidé par M. Abdelkébir Berkia. L’intérêt d’une telle manifestation est de pouvoir, grâce à la présence de hauts responsables de l’Administration, trouver, d’une part, les interlocuteurs que l’on souhaiterait contacter, et d’autre part, créer une réelle proximité entre les décideurs du Public et du Privé.
Aujourd’hui, on s’est aperçu que les professionnels, par manque de contacts et d’opportunités, ne se connaissent pas suffisamment. Avec une telle manifestation, cette lacune sera comblée. Cette proximité est devenue essentielle, d’abord parce que l’Administration représente le principal client du Privé, ensuite, elle est en train de s’ouvrir de plus en plus à la communication. Sachant que les collectivités locales sont en train de se développer, le salon que nous voulions faire, juste pour l’administration, s’est vite mué en salon des Collectivités Locales. Il aura ainsi une dimension internationale pour l’excellente raison que les pays limitrophes peuvent bénéficier de l’expérience marocaine. Aussi, avons-nous, à ce jour, ressenti un intérêt extraordinaire émanant autant de pays européens que de pays limitrophes, pour nouer des partenariats fructueux. Ce qui est fort encourageant pour le Maroc, qui se trouve dans une situation tampon privilégiée entre l’Europe et l’Afrique !
Propos recueillis par
Daouda MBaye