L’année 2005 se meurt tout doucement! Avec elle, des prévisions atteintes, d’autres chimériques, des réalisations en deçà de celles escomptées... L’activité a aussi connu des avancées, différenciées certes, mais effective. Quant à l’année, qui s’annonce, elle promet pas mal de croissance. Les frustrations de 2005 seront autant d’alibis pour que 2006, soit une année de forte croissance. Le socle sera incontestablement la consommation.
Avec les fêtes de fin d’année, dont les célébrations rentrent de plus en plus dans les moeurs, mondialisation oblige, les ménages vont jouer amplement leur rôle pour dynamiser la croissance par le biais de la consommation. Il y a de fortes chances que tous les secteurs soient impliqués dans ce cycle. Ce ne sera pas tout! Par une heureuse coïncidence, la fête de l’Aïd El Kébir arrive à point nommé. Attendue vers le début de la seconde semaine de janvier, elle sera un autre moteur de la consommation. Une fois n’est pas coutume.
D’aucuns y voient, sans prophétie aucune, un signe de bon augure, pour un démarrage en trombe de l’année 2006. Pourvu qu’elle s’achève dans le même rythme sinon un cran au dessus.
En tout cas, l’économie dévoile ici ses paradoxes, parfois dissimulés qui veulent qu’en faisant bombances, l’opposé du travail, du labeur, on fasse tourner la machine.
On gagnerait à ce que pendant ces fêtes familiales, qui arrivent en même temps, aubaine des calendriers solaire et lunaire, de la globalisation, les statisticiens nous éclairent sur les niveaux d’évolution qu’apporte la consommation à dynamiser l’économie. De pareilles études seraient plus aisées à concevoir dans le cadre d’une coordination et d’une harmonisation des différentes institutions que sont l’INAC, le CMC, le HCP, la Direction de la Statistique. Les synergies existantes gagneraient à être renforcées.
Daouda MBaye