Lors d’un point de presse organisé à Casablanca, le 29 septembre dernier, l’AVC, a dressé un bilan plutôt positif de ses réalisations en cours de l’année précédente. Constitué de 136 agences, le réseau des voyagistes casablancais, réalise avec celui de Rabat, la plus grande partie du chiffre d’affaires de la profession et emploie le plus grand nombre d’effectifs. L’AVC estime à quelque 2,5 milliards de dirhams le chiffre d’affaires réalisé en 2005. En effet, plusieurs actions ont été conduites au cours de cet exercice et des chantiers importants sont enclenchés. Outre une campagne de recensement et de mise niveau, visant à permettre aux agences de fournir des prestations de qualité en vue de faire face à une concurrence des plus ardues, la création d’un fonds de garantie, qui sera opérationnelle dès janvier 2006 est une initiative louable. Destiné à garantir le bon déroulement de l’opération du pèlerinage, ce fonds sera alimenté par les agences qui bénéficient d’un quota pour le pèlerinage. Chaque agence devra verser une somme de 200 Dhs/pèlerin. Ce qui permettra de compenser les charges des pèlerins qui auraient des problèmes avec une quelconque agence, comme ce fut le cas par le passé. Ce système devrait en principe dissuader les brebis galeuses de la profession, car non seulement l’agence en question sera poursuivie par l’AVC, mais en plus le pèlerin peut de son côté lui intenter un procès. Mais le Ministère de tutelle devrait à la base être très rigoureux quant à l’octroi des quotas. Ces voyagistes indignes, qui ont des problèmes par le passé, continuent d’en bénéficier. Pour rappel, l’opération du pèlerinage constitue plus de 60% du CA des agences de voyages (Un quota est équivalent à 1,6 million) Ce qui explique, l’importance de cette opération pour les voyagistes. De surcroît la FNAVM, envisage la création de deux bureaux à Jeddah en vue d’améliorer le séjour des pèlerins dans les Lieux Saints.
Par ailleurs, l’AVC a également focalisé ses efforts sur le nouveau modèle économique. Toutefois, le dialogue avec la RAM ne semble pas aboutir à un compromis. La tension entre les voyagistes et la RAM s’intensifie faute d’un compromis. Pour le moment, chacun campe sur ses positions. Dès le 1er novembre, c’est une commission 1% qui sera octroyée aux agences de voyages. Une donne qui n’arrange guère les choses. Les voyagistes estiment que ce nouveau modèle économique représente une menace réelle pour les emplois. Selon une enquête menée par l’AVC en juin 2005 sur un échantillon de 50 agences de voyages (AV), 60% des AV réalisent entre 50 et 70% de leur CA en billetterie et 10% ne font que de la billetterie. De plus, 40% du personnel de 64% des AV sont affectés à la billetterie. La profession regroupe plus de 1000 employés à Casablanca.
Enfin, la formation revêt un intérêt particulier dans l’action de l’AVC. L’association s’est inscrite dans un double objectif. “ Inculquer aux apprenants des connaissances techniques et théoriques, alternées d’un stage de formation en vue d’une insertion professionnelle. ” L’idée est de produire des profils de compétence en phase avec la vision 2010. Cette opération a permis la formation de 17 conseillers en voyages. En effet, la vision 2010 est bien belle mais encore faut-il disposer de structures et de ressources humaines pour une telle ambition.
Le lancement de la première édition de la bourse touristique de Casablanca est un chantier qui tient à cœur au président de l’AVC, mais, il ne faudra pas compter sur l’aide du CRT et de l’ONMT, pour le réaliser, s’indignent les voyagistes, alors qu’ils contribuent à hauteur de 65% dans l’incentive.
LO