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BTP : Des Web d’Or du Bâtiment pour hisser le niveau du secteur

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La Nouvelle Tribune : Pourquoi organiser le concours des Web d’Or du BTP?
M. Akkalay :
Inévitablement, les opérateurs du Bâtiment sont appelés à  communiquer, demain, exclusivement par Internet. Or on se rend compte que par rapport aux pays développés, le Maroc accuse un retard important. Très peu d’architectes, d’entreprises, d’ingénieurs ou de bureaux d’études utilisent vraiment l’outil Internet. On est en train d’assister, clairement, à ce qu’on appelle la fracture numérique entre le Nord et le Sud. Aujourd’hui, organiser un tel concours, malgré le peu de sites Web disponibles dans le secteur, revient à stigmatiser l’opinion publique de manière générale, et les professionnels des BTP, en particulier, sur la nécessité de s’équiper dans ce sens, d’investir sur cet outil pour mieux communiquer. Nous avons découvert que la moitié des sites étaient non opérationnels. Grâce à cette compétition, certains ont carrément relooké leurs sites, d’autres n’avaient pas mis à jour leurs portails depuis des mois. Or, un site est comme une plante: il demande de la lumière, de l’eau, de l’entretien…
Nous avons identifié 8 catégories professionnelles qui pourraient concourir, qui sont représentatifs de l’ensemble des opérateurs de l’acte de construire (NDLR: Architectes, Ingénieurs et BET, Promoteurs  Immobiliers, Industriels, Petites Entreprises de Construction, Grandes Entreprises de Construction, Négociants et Commerçants, Divers Opérateurs du BTP).
Le dernier délai de dépôt des candidatures est fixé au 30 septembre 2005. L’événement va se dérouler en trois parties : la Déclaration des Participants, le 14 octobre, la Déclaration des Nominés le 25 novembre, et le 16 Décembre aura lieu la Remise des Trophées.
Concernant le Trophée, nous avons voulu faire preuve d’innovation. Au lieu de le concevoir par nos propres architectes, nous avons demandé à l’Ecole Art’Com de faire concourir ses étudiants. Cela pourrait permettre à un jeune Designer d’émerger et d’avoir un tremplin dans la vie, à l’image de César, ce sculpteur français, toujours vivant, qui a finalement donné son nom aux Trophées du Cinéma, mondialement connues.   

Quels vont être les critères de sélection, et la manière de départager les entreprises candidates?
C’est un concours organisé par Archimédia, mais nous avons pris la précaution d’y associer l’Ordre des Architectes de Casablanca, l’AMCI, l’Association d’Ingénieurs, l’Association des Promoteurs Immobiliers, mais également l’Association des Professionnels de la Bureautique et de l’Informatique (APEBI). Nous n’associons pas tout ce beau monde pour la parade, mais parce que les Présidents de ces Associations, ou leurs représentants, devront faire partie du Jury. Notre groupe organise, certes, mais comme vous le voyez, ce n’est pas Archimédia qui prime, puisque cette prérogative sera réservée à un jury multiprofessionnel et multidisciplinaire. Aussi, avons-nous identifié des critères de jugements, très clairs et qui ont déjà été identifiés, relatifs à la fonctionnalité, la convivialité, l’esthétique, la teneur, l’interactivité. Le Jury sera amené à noter chacun sur des critères précis. Tout ceci afin d’éviter des jugements empiriques, personnels ou arbitraires.

Va-t-il concerner toutes les entreprises qui exercent sur toute l’étendue du territoire national?
Effectivement, puisqu’il s’agit d’un concours national qui concerne l’ensemble des opérateurs sur l’ensemble du Maroc. Déjà, nous avons des inscriptions provenant de toutes les villes du Royaume.

Comptez-vous institutionnaliser une telle manifestation ?
Tout à fait. Aujourd’hui, c’est la première édition en 2005,  Nous comptons la pérenniser et élargir, éventuellement, les catégories, réunir le maximum de partenaires autour de cette opération, par la suite. Actuellement, des actions gouvernementales et paragouvernementales sont en train d’être menées, parce qu’on a pris conscience du retard de notre pays sur ce domaine. Les organes, tels que l’ANRT (NDLR : Agence Nationale de régulation des Télécommunications) qui disposent de financements, de fonds destinés à promouvoir de telles actions, ne se sont pas approchés de nous alors que nous les avons invités. Notre action est une initiative entièrement privée, qui va certainement donner des résultats, et faire tache d’huile. Nous regrettons amèrement que l’initiative publique, qui devrait être pionnière, fasse la sourde oreille malgré nos appels du pied. Je crois sincèrement que les autorités, qui ont la charge du développement de ce secteur, sont encore dans une mentalité primaire de fonctionnaire.

Propos recueillis par
Daouda MBaye



 

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