Au cours de sa première sortie médiatique à Casablanca, M. Nasser Kettani, le tout nouveau Directeur de Microsoft Afrique du Nord, depuis juillet 2005, a exprimé le cachet particulier qu’il veut appliquer à son management et le rythme qu’il compte insuffler à l’accompagnement des tissus économiques national et maghrébin. Après avoir souligné la vertigineuse et spectaculaire avancée des métiers de l’Informatique (à très large spectre) en trente ans et un peu plus, il a rappelé la vision vulgarisante de Microsoft Corp., qui dès sa création, en 1975, s’est focalisée sur le logiciel pour en faire un métier de base pour développer un écosystème autour duquel graviteraient d’autres professions (développeurs, entreprises, particuliers, …). Pour agrémenter son propos, il a fait remarquer les “immixtions” quotidiennes ou l’omniprésence de l’informatique dans notre vie de tous les jours, et comparé les performances inversement proportionnelles aux tailles des premières machines, telles que l’ENIAC (30 tonnes sur 100 m_), par rapport aux minuscules PDA actuels, sous Pentium ou Centrino, hautement plus rapides.
Au Maroc, en particulier et dans la région du Maghreb, plus généralement, le nouveau patron de Microsoft Afrique du Nord, a précisé une vision permettant d’apporter de la valeur ajoutée aux clients pour se distinguer, grâce au soutien à la créativité. Les priorités, déclinées sur la période 2005-2006, tourneront autour des partenaires, de la responsabilité sociale, du succès des clients de la croissance et de l’innovation.
Un agenda chargé
Sur la saison qui s’annonce, l’accent sera mis sur la création et le développement d’un tissu de partenaires, qui viendra se greffer à l’existant (700 partenaires dont 17 certifiés). M. Kettani trouve que le tissu économique est favorable aux TI, et qu’au Maroc, par exemple, il y a une opportunité unique vu que les compétences existent, et que les entreprises saines, aptes à épouser les NTIC, ne manquent pas. Il avouera, par la suite, que l’une de ses missions consistera à la création d’un tissu d’entreprises, susceptibles de créer de la valeur ajoutée. Relativement à la responsabilité dont il se sent investi et qu’il va assumer, le Directeur de Microsoft Afrique du Nord va faciliter le transfert de compétences aussi bien technologiques que marketing, accompagner la formation dans le cadre de la Partner Academy, et développer des programmes pour protéger les investisseurs du piratage et de l’utilisation illicite de leurs produits.
Très sérieux sur la responsabilité sociale, raison principale pour laquelle il a intégré Microsoft, le Dirigeant de la filiale Nord Africaine de Bill Gates a signifié que l’axe principal des actions tournera autour de l’éducation. Si pour certains, la responsabilité sociale est un concept très à la mode, pour eux elle permettra de réduire la fracture numérique, de moderniser l’administration (e-Gov), de mettre en place le Forum des Enseignants Innovants, dans le cadre d’un Partenariat Public Privé, devant concevoir du contenu pédagogique, d’effectuer du travail d’incubation avec de jeunes talents (Programme Mach). Les centres d’accès communautaires AjialCom se passent de tout commentaire.
Au cœur du travail de la Direction le Succès Client ne sera pas du tout négligé. Nous avons ainsi appris qu’aucune économie ne sera faite pour empêcher que les TI et les technologies MS ne deviennent une opportunité de différenciation et d’innovation pour les clients.
Dans un marché si dynamique, la croissance sera accompagnée par l’apport de solutions adaptées, nous a-t-on assuré.
Pour Microsoft qui investit 20% de son chiffre d’affaires dans la R&D, l’innovation occupe une place particulière. Elle continuera donc d’être une priorité. La sécurité, le programme WGA 1.0. pour lutter contre le piratage de logiciels, le lancement de produits nouveaux (Axapta, Vista, Office 12, Visual Studio 2005, SQL Server 2005, …), et l’Imagine Cup (éclosion de talents du monde) prévue en 2006 en Inde, sont dans le pipe.
Déjà rendez-vous est pris pour novembre 2005 au moment du lancement de SQL Server et Visual Studio 2005.
Daouda MBaye