Le réseau ferroviaire du Royaume du Maroc, en pleine expansion, est à la recherche de partenaires fiables dont le savoir-faire et les équipements sont exempts de tout reproche. Les autrichiens, qui n’ont plus rien à prouver dans ce domaine, saisissent l’occasion pour présenter aux décideurs, les nouvelles technologies, leurs matériels et équipements de pointe. A l’initiative de l’Ambassade d’Autriche et de la Chambre Economique, le séminaire, qui a réuni à Rabat des experts et représentants de sociétés spécialisées permettra certainement de déclencher des collaborations fructueuses. L’ouverture des travaux par M. Karim Ghallab, Ministre des Transports, de M. Gerhard Deiss, Ambassadeur d’Autriche à Rabat, de M. Mohammed Rabie Khlie, Directeur de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) et de M. Manfred Schmid, Attaché Commercial de l’Ambassade d’Autriche témoigne de l’importance que revêt une telle manifestation pour le secteur.
Une notoriété mondiale
En tout cas, avec la grande variété de branches, dans la fabrication de tout ce qui touche au rail, dans le management ou encore dans la planification du financement, les participants n’ont eu que l’embarras du choix pour ficeler des projets futurs, au cours des différents entretiens individuels entre professionnels. En effet, avec la présence d’entreprises, dont la renommée mondiale n’est plus à faire, et s’activant dans la fabrication de composants de superstructure, d’installations de sécurité électroniques et hydrauliques, de matériaux en polyuréthane (élastomères techniques) pour l’amortissement des vibrations, l’isolation acoustique et l’absorption de bruit aérien, de graisses, de cabinets d’études et de réalisation d’installations hydrauliques, ou autres consultants, l’offre est à la mesure des ambitions du chemin de fer marocain.
A ceux qui se demandent pourquoi l’Autriche, faut-il seulement rappeler la position de l’Autriche dans la production ferroviaire mondiale? Selon M. Schmid, ce pays pionnier dans la construction de chemins de fer, où le premier tronçon entre Linz et Budweis (aujourd’hui en Tchéquie), fut construit en 1832, est devenu un partenaire d’excellence aussi bien en fournitures qu’en know how. Sur les 26,5 milliards d’euros de production mondiale de l’industrie ferroviaire, la part autrichienne atteint 1,75 milliard d’euros, estiment des spécialistes dans des études récentes. Cela en fait l’un des plus importants fournisseurs du marché ferroviaire mondial. D’ailleurs, l’Attaché Commercial de l’Ambassade d’Autriche a précisé qu’un nombre important d’entreprises du secteur ne cessent de développer leur quote-part à l’export, qui dépasse 90% de leur chiffre d’affaires. Les marques Sylomer, Sylodyn, Gmunder Fertigteile (fameux losange jaune G. F), ou Schig sont aujourd’hui passées dans le langage courant dans le secteur.
Que ce soit au niveau du transport urbain ou périphérique, ou de la mobilité intelligente de transport intermodal, certains observateurs avisés n’ont pas manqué de relever les atouts de l’industrie autrichienne et les profits que le rail local peut en tirer. Ne serait-ce que ces deux faits réels, à savoir, le plus grand parc de tramways dans le monde occidental de Vienne, la capitale autrichienne, et la haute technologie du ferroviaire autrichien, répondant aux nouveaux standards, sont autant de preuves tangibles pour décider les plus sceptiques, à la recherche d’une alternative compétitive et un complément efficace au réseau routier.
D. MB.