Boeing, le numéro un mondial de l’aéronautique, a exprimé à Casablanca le 13 mars dernier toute sa volonté de raffermir son partenariat avec Royal Air Maroc et, au-delà, avec le pays entier.
«Pour Boeing, le Maroc est le pays phare de l’Afrique, et bien au-delà des relations qui lient un client à son fournisseur, des partenariats win-win sont tissés ou susceptibles de l’être, le cas typique est celui de Matis Aerospace sur les faisceaux de câbles pour les avions (Labinal, Boeing et la RAM)», a souligné M. Ihssane Mounir, Directeur des Ventes de Boeing Aviation Commerciale pour le Maroc, l’Afrique de l’Ouest, Centrale et de l’Est. Et pour exprimer la chaleur des relations entre le géant de Seattle et le Royaume du Maroc, M. Douglas M. Groseclose, Vice-Président des Ventes de Boeing pour l’Asie du Sud-Pacifique, l’Afrique et le Moyen-Orient a tout d’abord tenu à magnifier le partenariat entre eux, en général et avec la RAM en particulier. Enfin il n’a pas manqué d’indiquer que Boeing, qui est le leader mondial incontesté de l’aérospatial (56% des livraisons d’avions en 2002), est fier de contribuer au développement du Maroc, en matière de tourisme et de transport aérien, faisant allusion à la Vision 2010. De l’avis de M. Mounir, plusieurs raisons expliquent un tel rapprochement. C’est d’abord un pays, qui dispose d’une position géostratégique unique, un attrait touristique très fort, donc d’un excellent potentiel pour la croissance de l’aviation. Aussi, le Maroc a des atouts culturels et naturels auxquels est associé un fort engagement du gouvernement avec la vision touristique 2010. Aussi le contexte économique actuel avec le développement de la privatisation, l’accentuation des accords de libre-échange, est assez déterminant et pousse à un raffermissement des relations avec le pays. Enfin, la volonté étatique de développer un certain nombre de secteurs où le Maroc dispose d’avantages comparatifs traduit l’existence d’un excellent potentiel de croissance pour le trafic aérien commercial. S’appesantissant sur la Vision 2010, M. Mounir a mentionné que Boeing y croit dur comme fer et est mobilisé pour aider le pays à atteindre ses objectifs. Ceci est d’autant plus vrai qu’il y a quelques années, en 1985 plus précisément, la Turquie avait mené et réussi un tel plan stratégique. Si la Turquie l’a fait alors pourquoi pas le Maroc s’est-il interrogé? Il y eut alors, autour de la compagnie nationale, le développement de compagnies charters. L’élément déterminant de la réussite de ce challenge fut de faire du Boeing 737 le pivot de la flotte turque, car c’est un appareil qui permet de faire d’importantes économies d’échelles. Ce qui du reste est venu confirmer le fait que, de par le monde, le 737 soit le roi du charter et des compagnies à bas coûts. La quasi-totalité des appareils utilisés, aujourd’hui par les compagnies à bas coûts sont des Boeing 737. Aujourd’hui au Maroc, l’existence de nouvelles compagnies telles que Air Atlas Express, Mondair, augure d’un accroissement éventuel de la demande de ce type d’appareils dans le moyen terme.
S’investissant dans une recherche technologique permanente, Boeing a sorti de nouveaux modèles, le 747-400 ER, et le 777-300 ER. Ces avions à large rayon d’action sont performants et offrent des rendements élevés, ont soutenu les responsables. Et avec le nouveau 7E7, qui est lancé cette année et livrable en 2008, Boeing offrira des économies d’exploitation supérieures, grâce à plus d’efficience.
D.MB.
La RAM et BOEING
Depuis la commande de son premier Boeing, en 1969, un B727-200, qui est entré en service en 1970, bien du chemin a été parcouru. En effet, après l’augmentation de sa flotte sur les 25 années suivantes, avec des 727, des 737-200, et des 737 classiques, la RAM engage en 1996 un renouvellement majeur de sa flotte en commandant des 737 de nouvelle génération. Aujourd’hui, la flotte de la compagnie qui est entièrement Boeing compte 31 avions en service. Le nouveau 767-300 ER, de 224 sièges acquis par la RAM lui permet d’améliorer son service transatlantique et d’optimiser ses résultats.